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Rentrée scolaire: pas d’activités entre élèves de différentes classes avant un mois

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Douche froide pour la rentrée: les élèves devront attendre au moins un mois avant de savoir s’ils pourront pratiquer des activités parascolaires avec leurs camarades d’autres «classes-bulles».

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Du même souffle, en annonçant cette mesure en point de presse jeudi matin, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a admis qu’il y aura «un peu moins» de ces activités cette année.

«La stabilité du groupe classe ou même de la bulle-classe, c’est le cœur de notre plan sanitaire» pour permettre la réouverture des écoles au Québec, a-t-il expliqué.

«Donc est-ce qu’il peut y avoir du parascolaire, est-ce qu’il peut y avoir du sport-études, des arts-études, une concentration danse, un projet particulier en sciences? Il peut y avoir tout ça, ce n’est pas interdit, on souhaite qu’il y en ait, dans la mesure où on peut le faire en respectant les groupes classes», a-t-il expliqué par la suite.

Le ministre de l’Éducation se donne «quelques semaines» pour constater l’efficacité des mesures de lutte à la COVID-19 mises en place dans le réseau scolaire, après quoi il pourrait proposer «des assouplissements». Ceux-ci devront toutefois être approuvés par la Santé publique. 

  • Écoutez l'entrevue de Gustave Roel, président-directeur général du Réseau du sport étudiant du Québec, au micro de Geneviève Pettersen à QUB radio:    

«Mais avant d’en venir là, on doit réussir notre entrée et respecter nos consignes», a-t-il ajouté.

«On doit faire la preuve qu’on est bien préparés, pis que les enfants sont mieux dans la classe qu’à la maison», a quant à lui déclaré le premier ministre François Legault, qui était de passage à Thetford Mines, dans Chaudière-Appalaches.

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de sports, de loisirs et de saines habitudes de vie, Enrico Ciccone, y voit toutefois une «incohérence» dans cette façon de faire, alors que de nombreux jeunes pourront continuer de pratiquer leurs sports au civil, en dehors des murs de l’école.

«Les jeunes évitent le décrochage grâce au sport à l’école, car ils ont un sentiment d’appartenance. C’est le cas de mon fils qui a fini son secondaire 5», fait valoir le député qui craint les répercussions de cette privation d’activités pour les élèves.

Sa vis-à-vis du Parti québécois, Méganne Perry Mélançon, parle d'une «deuxième vague d'improvisation en matière d'éducation».

«Il y a beaucoup, beaucoup, là-dedans, d'incompréhension de ma part, naturellement, mais [aussi] de la part des parents, de la part des enfants qui sont absolument démotivés», a-t-elle dit en point de presse à l’Assemblée nationale.

«Pas plus tard que la semaine dernière, M. Roberge soutenait encore que les activités parascolaires seraient maintenues et sur le terrain, on distribuait aux familles la liste des activités disponibles dans leur école. C’est un revirement à 180 degrés qui va être très décevant pour les élèves», a déploré la porte-parole de Québec solidaire en matière d’éducation, Christine Labrie.

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