/news/education
Navigation

Inscriptions en hausse dans les cégeps de la province

Coup d'oeil sur cet article

Les inscriptions sont en hausse «importante» dans les cégeps de la province cet automne, alors que les chambardements imposés par la pandémie faisaient plutôt craindre le pire en matière de décrochage.

• À lire aussi: Un gâchis pour des milliers d’élèves

Cette hausse de 3% pour l’ensemble du réseau collégial s’explique en partie par une hausse démographique anticipée, indique la Fédération des cégeps. 

Mais elle pourrait aussi être causée par le retour en classe d’étudiants qui auraient abandonné leur dernière session, bouleversée par la pandémie. 

Certains étudiants privés de leur gagne-pain ont aussi pu décider de retourner aux études dans un contexte économique difficile, ajoute-t-on. 

La hausse aurait toutefois été encore plus importante si tous les étudiants internationaux avaient pu s'inscrire comme à l’habitude. 

Dans leurs rangs, on observe plutôt une baisse marquée de 24% parmi les nouveaux inscrits cet automne. 

Un Québec à deux vitesses

La hausse globale du nombre d’étudiants au collégial «cache» toutefois une autre réalité, plus préoccupante, affirme Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps. 

Les inscriptions sont en baisse dans plusieurs régions du Québec, contrairement aux régions métropolitaines de Montréal et de Québec. 

«Le Québec, démographiquement, est vraiment à deux vitesses, affirme M. Tremblay. Si la population n’est pas là, qu’est-ce qu’on fait? C’est un enjeu pour les cégeps, mais c’est vraiment aussi un enjeu pour la société québécoise.» 

Au cours des prochaines années, il faudra trouver des moyens pour assurer la vitalité des cégeps en région, ajoute-t-il. 

L’une des solutions passe par l’augmentation de la proportion de jeunes qui font leur passage au cégep, après avoir obtenu leur diplôme secondaire, qui se situe à 70%. 

Il s’agit d’un enjeu vital pour les cégeps, mais aussi pour l’ensemble de la société québécoise qui a besoin d'une main-d’œuvre qualifiée, fait valoir M. Tremblay. 

Augmenter le taux de diplomation

Des travaux sont par ailleurs en cours, dans le réseau collégial, afin de mettre en place des mesures qui permettront d’augmenter le taux de diplomation, qui se situe à près de 65%. 

Les garçons, les jeunes ayant une moyenne générale faible au secondaire et ceux qui n’ont pas une bonne maîtrise du français sont les plus susceptibles de ne pas obtenir leur diplôme.