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Retour en classe, retour de l’éducation à la sexualité

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Après des mois d’absence, les élèves retrouvent, pour la plupart avec bonheur, les bancs d’école et leurs enseignant.e.s les revoient avec autant de joie ! Tant de choses se sont passées, il y aura beaucoup d’effervescence en cette rentrée. Chaque rentrée est unique, celle-ci l’est sans doute davantage, avec tous les défis qu’on lui reconnaît. Mais, malheureusement il y a toujours un intrus qui rôde, un monstre destructeur... et il ne s’appelle pas COVID-19.

Les violences sexuelles anéantissent

La violence, le harcèlement et les autres méfaits sexuels traumatisent quotidiennement un trop grand nombre de personnes. De l’aide doit être disponible, de l’information doit être distribuée, de l’éducation doit être prodiguée. Il faut se conscientiser : l’éducation à la sexualité est une nécessité. De toute évidence, la famille joue un rôle primordial à cet égard. Et la collaboration famille-école est plus que souhaitée ! L’école est également un milieu sécuritaire où des informations validées et adéquates, car en phase avec le développement psychosexuel des enfants, y sont dispensées.

Unissons-nous pour créer un climat de vie où chaque personne pourra évoluer, se développer et s’épanouir en toute sécurité.

Car la violence sexuelle n’a pas besoin d’être physique pour occasionner des dommages. La Fondation Marie-Vincent, l’Institut national de santé publique du Québec, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (pour ne nommer que ces institutions-là) rapportent nombre de conséquences sur les victimes. Leurs proches vivent également les impacts de ces tragédies, dans une mesure différente bien entendu, mais ces dommages collatéraux ne doivent pas pour autant être négligés. Chez les victimes d’agressions sexuelles, il peut y avoir de nombreuses conséquences, comme :

  • symptômes de stress post-traumatiques (cauchemars, flash-back, comportements d’évitement, hypervigilance) ;
  • symptômes d’anxiété (peurs, nervosité, hypersensibilité) ;
  • symptômes de dépression (mauvaise humeur, auto-évaluation négative, difficulté à éprouver du plaisir) ;
  • comportements agressifs (non-respect, opposition, mensonge, vol, mots et gestes agressifs injustifiés envers les autres, intimidation) ;
  • idéations suicidaires et des tentatives de suicide ;
  • problèmes scolaires ;
  • comportements à risque ;
  • difficultés relationnelles ;
  • et malheureusement, bien plus encore. 

Source : inspq.qc.ca

« De l’éducation de son peuple dépend le destin d’un pays »

De dire Benjamin Disraeli. Cet homme d’État et écrivain ne savait pa si bien dire. Peu de mots, beaucoup de sens. La violence, quelle qu’en soit sa forme ou vers qui elle est dirigée, demande des efforts collectifs et individuels pour être éradiquée. Chaque geste, chaque parole de prévention ou d’intervention, compte. Il suffit de savoir que vous avez le pouvoir de changer les choses, de vous informer, d’éduquer, pour qu’enfin on aplatisse la courbe du nombre de victimes jusqu’à l’enrayer définitivement... et ce sera le flatline de la violence sexuelle. Alors, personne ne se donnera plus la permission de se servir sur le corps, le cœur, l’âme de l’autre. Plus personne ne fermera les yeux en acceptant d’être témoin de choses ignobles. Ce monde, on peut le bâtir, une étape à la fois.

Les contenus en éducation à la sexualité ne suffisent naturellement pas à eux seuls pour offrir toute l’information et assurer le développement de tant d’humains ! La collaboration est primordiale !

Mais sachez que dans nos écoles, ce sont des contenus qui sont élaborés (et qui sont en constant ajustement) par toute une équipe au sein ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Ces contenus d’apprentissage sont dispensés grâce au savoir-être, à la posture pédagogique, à la gestion de classe et à tous les efforts que nos enseignant.e.s déploient et qui permettent à nos enfants d’apprendre en toute sécurité et en toute confiance.

« Mieux se comprendre, établir des relations affectives respectueuses pour soi-même et les autres, développer son esprit critique, son bon jugement et son sens des responsabilités, être moins vulnérables à certaines problématiques (notamment la violence sexuelle, les ITSS...), développer des attitudes et des habiletés qui seront utiles maintenant et dans le futur (respect de la diversité, connaissance et affirmation de soi, résolution de conflits) ». Ça m’apparaît comme un excellent plan de match 2020-2021... n’est-ce pas !

Bonne rentrée, bonne éducation à la sexualité !