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La statue de Macdonald est tombée en 20 secondes

La police n’a pas eu le temps de réagir, ne pensant pas qu’un crime serait commis

En appliquant suffisamment de force sur le câble tendu, les manifestants ont été capables de déloger la statue de John A. Macdonald en une vingtaine de secondes samedi pour la faire tomber. Aucun outil n’a été utilisé, puisqu’elle n’était pas boulonnée.
Captures d’écran, Twitter En appliquant suffisamment de force sur le câble tendu, les manifestants ont été capables de déloger la statue de John A. Macdonald en une vingtaine de secondes samedi pour la faire tomber. Aucun outil n’a été utilisé, puisqu’elle n’était pas boulonnée.

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La police de Montréal admet avoir été prise au dépourvu et ne pas avoir pu intervenir samedi, au square Dorchester, car il n’a fallu qu’une vingtaine de secondes à des manifestants pour jeter au sol la statue de John A. Macdonald, qui n’était pas boulonnée. 

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« Ça s’est fait dans une question de secondes, et non de minutes. C’est pour ça qu’il n’y a pas eu d’intervention [pour les empêcher]. Nous n’avons pas eu le temps de réagir », a expliqué Jean-Pierre Brabant, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). 

La statue du premier premier ministre canadien controversé pour ses politiques envers les Autochtones a été jetée en bas de son socle et ainsi décapitée, en marge d’une manifestation réclamant un désinvestissement de la police au profit d’organismes en santé mentale.

Des banderoles ont été mises autour du monument et les policiers ont laissé les gens « manifester et s’exprimer, comme d’habitude », puisqu’il ne s’agit pas d’un crime, a relaté l’agent Brabant.

« Puis, une corde a été mise autour du cou de la statue. Quand on voit ça de l’extérieur, on pense que c’est fait pour maintenir les banderoles installées », ajoute-t-il.

Pas boulonnée 

En appliquant suffisamment de force sur le câble tendu, les manifestants ont été capables de déloger la sculpture et de la faire tomber en 20 secondes.

« Après analyse, on a pu remarquer que la statue n’est pas boulonnée. Elle est maintenue par son poids à l’endroit où elle se trouve », a indiqué l’agent Brabant. 

Il affirme que les policiers seraient « assurément » intervenus s’ils avaient remarqué qu’un crime était commis, notamment si des manifestants avaient été vus en train de déboulonner la statue.

L’enquête se poursuit et le SPVM n’a pas encore effectué d’arrestations. Des images de l’événement doivent être visionnées pour tenter d’identifier des suspects. 

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a condamné les actes de violence et de vandalisme, « quelle que soit la cause ».

Comme pour la rue Amherst

Or, son cabinet a indiqué vouloir « profiter de ce moment pour prendre un temps de réflexion sur l’avenir de cette statue avec une équipe pluridisciplinaire, à la manière de la démarche qui a été menée pour le toponyme Atateken », soit le nouveau nom de l’ancienne rue Amherst.

On précise que « l’état du monument était déjà altéré par de précédents actes de vandalisme » et que des spécialistes de la Ville allaient l’analyser, maintenant que tous les morceaux de la statue sont entreposés.