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Deuxième vague de COVID-19: pas de nouveau programme de rapatriement de Canadiens bloqués à l'étranger

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Le Canada ne fera pas des pieds et des mains pour ramener à la maison des Canadiens coincés à l’étranger si la situation de la COVID-19 venait à s’aggraver momentanément pendant leur absence du pays.

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Quand la pandémie s’est déclarée en mars dernier, le gouvernement canadien avait lancé une opération de rapatriement pour ramener au pays une centaine de milliers de voyageurs coincés dans une centaine de pays.

Il n’y aura pas de nouvelle opération du genre pour sauver les voyageurs canadiens d’une situation d’urgence reliée au coronavirus, a prévenu le ministère des Affaires étrangères, lundi.

«Je ne dirais jamais à des gens qui sont dans le besoin de se débrouiller, et on va leur prêter de l’assistance sur place, mais, ce que je peux dire, c’est qu’on ne fera pas de nouveau programme de rapatriement», a indiqué le ministre François-Philippe Champagne en entrevue sur les ondes de LCN.

«Quand on l’a fait, c’était parce que les gens avaient été pris par surprise. Maintenant, les gens sont informés. Ça fait quatre, cinq mois qu’on en parle. Ce n’est plus le mois de mars. Vous comprendrez aussi qu’il y a la question des contribuables. Je dois balancer l’intérêt des voyageurs avec celui des contribuables. S’il vous arrive par mégarde d’être en difficulté à l’étranger, nos missions vont vous aider, mais ceux qui [partent] prennent des risques et doivent en être conscients.»

Prudence est donc le mot d’ordre du gouvernement canadien en matière de déplacements internationaux; c’est pourquoi le Canada garde ses frontières fermées aux voyages non essentiels vers les États-Unis jusqu’à la fin septembre afin de limiter la propagation de la COVID-19.

Le ministre Champagne n’est pas en mesure de préciser si le Canada prolongera cette fermeture frontalière au-delà de septembre, en raison de l’imprévisibilité de la pandémie jusqu’ici. Tandis qu’ici, tous se demandent si une deuxième vague de propagation sévira à l’automne, d’autres pays composent déjà avec une recrudescence des cas d’infection.

«Regardez les statistiques en Europe: on est en train de voir une deuxième vague, a donné comme exemple le ministre Champagne. On est en train de voir quel protocole on peut mettre en place pour ceux qui voudraient traverser les frontières de façon sécuritaire.»

«Quand on subit le traumatisme comme celui des gens qui étaient à l’étranger au moment de la déclaration de la pandémie, vous comprendrez que je suis dans la prudence», a-t-il souligné.

À signaler: sur le site du gouvernement, il est toujours conseillé d’éviter tout voyage non essentiel à l’extérieur du Canada, quel que soit le pays.

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