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La Bordée: du théâtre à 11 en pleine pandémie

Le directeur de La Bordée choisit de tenter le coup

Le gars de Québec
Photo courtoisie, Atwood Photographie Ils sont nombreux, mais les artisans de la pièce Le gars de Québec, présentée du 27 octobre au 21 novembre, à La Bordée, seront en mesure de jouer à deux mètres les uns des autres, assure le metteur en scène Michel Nadeau.

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Il y aura du théâtre à La Bordée cet automne. Mieux encore, la pièce à l’affiche mettra en scène 11 comédiens qui se relayeront sur les planches tout en respectant toutes les règles sanitaires en vigueur.

«C’est un peu fou», convient le directeur artistique du théâtre de la basse-ville, Michel Nadeau, qui assurera la mise en scène de la pièce Le gars de Québec, une œuvre signée Michel Tremblay qui sera présentée, du 27 octobre au 21 novembre, devant un parterre réduit à 142 spectateurs.

Guidé par son désir de faire «un pied de nez au virus», M. Nadeau a jeté son dévolu sur cette comédie, malgré son imposante distribution, parce qu’elle est plus facilement adaptable aux normes de la COVID qu’une Roméo et Juliette remplie de rapprochements.

Avec un décor repensé pour donner plus de place à des comédiens distancés de deux mètres et qui, du reste, ne sont jamais tous en même temps sur les planches, M. Nadeau se dit confiant.

Il est surtout heureux de faire travailler son monde, après plusieurs mois de pause.

«Ils ne s’attendaient pas qu’on le fasse. Quand je leur ai annoncé la nouvelle, j’ai reçu beaucoup de pouces en l’air, de bonshommes sourire et de points d’exclamation. Ils étaient très, très contents.»

À la maison

Le gars de Québec fera aussi l’objet d’une captation afin de l’offrir en ligne aux mêmes heures que sa version en personne, dès la deuxième semaine de représentations.

Michel Nadeau pense déjà implanter cette formule hybride pour d’autres pièces si la réponse est bonne.

«Ça va permettre aux gens qui craignent pour leur santé, mais aussi à ceux qui ne sortent pas l’hiver ou ceux qui sont monoparentaux, bref ceux qui se privent du théâtre d’en regarder chez eux.»

Optimiste

Des lectures de La robe de Gulnara, Les muses orphelines, La controverse de Valladoli, La corneille et de La Queens’, et le spectacle L’Enfance de l’art – Doigts d’auteur de Marc Favreau sont aussi de la programmation automnale.

Malgré le coup dur qu’a été la COVID-19, Michel Nadeau reste donc optimiste pour l’avenir du théâtre même s’il estime que les mesures sanitaires ne disparaîtront pas avant un an ou deux.

«Avec l’appui des spectateurs et l’aide des gouvernements, on pourrait y arriver.»