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Aller au centre-ville de Montréal?

Valérie Plante
Photo d'archives, Agence QMI Valérie Plante

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Madame Plante veut sauver le centre-ville de Montréal. Beau programme!

Nous sommes tout à fait conscients que cette pandémie a causé des difficultés majeures aux centres économiques de toutes les grandes villes du monde. Montréal n’y a pas échappé. Les tours de bureaux se sont vidées. Les commerces sont demeurés fermés durant des semaines. Malgré la reprise de certaines activités, le centre-ville de Montréal peine toujours à reprendre son souffle.

Et sous la pression du milieu des affaires, la mairesse Plante, tout sourire, prie les patrons et les employés des tours de bureaux de réintégrer le centre-ville, pour revenir encourager le commerce local.

Mais qui veut aller au centre-ville de Montréal?

Les employés sont frileux à l’idée de se retrouver entassés dans des espaces fermés. La crainte d’une deuxième vague de la pandémie n’y est pas étrangère.

En revanche, il y a les commerçants, qui, eux, en arrachent et voudraient bien voir augmenter le taux d’achalandage de leurs établissements.

Mais qui veut aller au centre-ville?

Je ne me souviens pas avoir vu Montréal si moche, avec ces cônes orange, ces blocs de béton, ces panneaux, ces clôtures, ces gravats, cette poussière, ces saletés et ces graffitis. Même les rues piétonnes auraient mérité d’être embellies autrement que par des blocs de béton, des praticables en bois, des poteaux et d'autres horreurs.

Quant au mobilier urbain installé au centre-ville...

Il faudra plus que des crapauds roses et de grosses chaises en planches de bois pour faire oublier les multiples panneaux «Détour» et «Rue barrée».

Mis à part quelques îlots, Montréal fait dur, comme on dit chez nous. On lui a connu des jours meilleurs.

Qui veut aller au centre-ville?

Les «450» honnis par les villageois de certains quartiers de Montréal ont abandonné la métropole. Et maintenant qu’ils ont goûté au télétravail, ils ne sont pas pressés de s’empêtrer dans les bouchons de circulation.

Nous savions qu’il y avait pléthore de travaux à entreprendre, mais l’absence de planification persiste malgré tout.

La pandémie a compliqué les choses et retardé les échéanciers: la pandémie a le dos large.

La mairesse Plante a profité de cette crise sanitaire pour imposer davantage son administration à saveur idéologique.

Il y aurait beaucoup à dire sur ce chapitre...

Madame Plante affirme ne pas avoir été élue pour plaire à tout le monde. Sauf que, si elle entend sauver le cœur de cette ville, elle ne pourra pas compter que sur son cercle d’admirateurs. (À suivre...)

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