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Canada’s Drag Race: Rita Baga debout face à l’intimidation

Rita Baga
Photo courtoisie, Crave La Québécoise Rita Baga tentera de remporter le titre de la première Reine du Nord lors de la finale de Canada’s Drag Race, diffusée jeudi soir.

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Messages haineux, cyberintimidation et même menaces de mort. Le chemin vers la finale de Canada’s Drag Race aura exposé la Québécoise Rita Baga au côté toxique de la passion des fans.

Pour plusieurs adeptes de RuPaul’s Drag Race, l’émission tient davantage de la religion que du simple divertissement. Visiblement, son penchant canadien a eu le même impact chez les téléphiles des quelque 160 pays l’ayant diffusé.

Ça, Rita Baga l’avait anticipé. Mais elle ne s’attendait toutefois pas à ce que les «fans» ne dépassent les bornes comme ils l’ont fait. Son parcours, longtemps exemplaire, a rapidement fait des jaloux chez les admirateurs de ses compétitrices.

«Je me suis toujours dit que j’allais rester au-dessus de tout ça, que les commentaires négatifs ne m’atteindraient pas. Mais quand les gens se sont mis à m’écrire directement, puis à me menacer, j’ai réalisé que ça allait beaucoup, beaucoup trop loin», indique Rita Baga en entretien téléphonique au Journal.

«C’est correct d’avoir des opinions et de préférer une candidate à une autre. Mais on peut l’encourager sans dénigrer les autres», ajoute-t-elle.

Un juge quitte Twitter

Elle n’est pas la seule à avoir été victime d’attaques particulièrement virulentes. Le juge Jeffrey Bowyer-Chapman a quant à lui craqué sous le poids de ses détracteurs, allant jusqu’à fermer son compte Twitter il y a quelques semaines.

La raison de toute cette haine? Ses critiques, jugées trop vétilleuses ou encore acerbes envers certaines concurrentes.

«J’ai beaucoup de difficulté avec cette étiquette de juge mesquin qui lui a été apposée parce qu’elle ne lui convient tout simplement pas. Je revois les saisons précédentes de RuPaul’s Drag Race et [les juges] RuPaul et Michelle Visage ont été bien pires dans leurs commentaires. J’ai l’impression que les gens sont plus critiques envers nos juges parce que c’est la première version de Drag Race sans les juges originaux», opine Rita Baga.

Le diffuseur Crave, hôte du rendez-vous hebdomadaire, est finalement intervenu sur les réseaux sociaux afin de faire cesser le harcèlement envers l’équipe de Canada’s Drag Race

Depuis, la situation serait rentrée dans l’ordre, souligne Rita Baga.

La première Reine du Nord?

C’est jeudi soir qu’on saura finalement si la Rita Baga remportera les honneurs – accompagnés d’un chèque de 100 000$ – avec la diffusion de l’ultime épisode de la saison.

À quoi s’attendre de cette finale qui oppose la Québécoise aux Torontoises Priyanka et Scarlett BoBo? Difficile à dire. Tenue au secret par la production, Rita Baga ne peut en divulguer aucun détail.

Il y a toutefois fort à parier que Canada’s Drag Race a suivi le même modus operandi que son homologue américain. Dans la version présidée par RuPaul, toutes les issues possible sont tournées; en d’autres mots, des images de chaque candidate recevant la couronne sont captées. 

Ce n’est que lors de la diffusion de la finale qu’elles apprennent – en même temps que le public – qui est la gagnante en voyant quel couronnement a été gardé au montage.


♦ La finale de Canada’s Drag Race sera diffusée jeudi soir, 21h, sur les ondes de Crave.