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COVID-19: l’intérêt des «bulles» démontré par une étude

La propagation du virus évitée dans des camps

COVID-19: l’intérêt des «bulles» démontré par une étude
Photo AFP

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L’implantation de «bulles» pour séparer les enfants dans quatre camps de vacances du Maine, aux États-Unis, avec une multitude d’autres mesures de prévention, a permis de protéger plus de 1000 personnes contre la COVID-19, révèle une étude américaine.

Un total de 642 enfants et adolescents et de 380 travailleurs, provenant de nombreux États et même de pays étrangers, ont été accueillis dans ces quatre camps d’été pour des périodes allant de 44 à 62 jours, entre juin et août.

En fin de compte, seulement deux employés et un campeur ont reçu un diagnostic positif à la COVID-19 pendant leur séjour et ils n’ont causé aucune contamination secondaire. 

Cela contraste avec une éclosion monstre vécue par un autre camp en Géorgie où 260 enfants et employés ont contracté l’infection en moins d’une semaine, ravivant les craintes que les jeunes soient d’importants vecteurs du virus.

Cohortes

Dans une entrevue avec le Washington Post, Jeffrey Vergales, un pédiatre et coauteur de l’étude dans le Maine, a estimé que l’élément «clé» pour empêcher la propagation du virus a été l’introduction de «bulles», de sorte que les enfants et leurs moniteurs étaient assignés à des groupes de 5 à 44 personnes pour toute la durée de leur présence.

Les interactions entre les groupes étaient réduites et s’il y en avait, le port du couvre-visage et la distanciation physique étaient recommandés, surtout dans les 14 premiers jours. Quand des cas se sont déclarés, seules les cohortes visées ont dû s’isoler et il n’y a eu aucun impact sur les autres groupes.

«Si nous avions un cas, on n’avait pas à se casser la tête pour identifier ses contacts. On savait qui ils étaient et on pouvait très rapidement les mettre en quarantaine», résume M. Vergales.

Approche «multicouche»

Plusieurs autres mesures ont été instaurées, comme le lavage des mains fréquent, les repas décalés à la cafétéria, la désinfection continuelle des surfaces, le dépistage quotidien des symptômes et des activités majoritairement extérieures. Tous les participants ont été testés et placés en quarantaine préventive à leur arrivée.

Même si l’introduction de «bulles» dans les écoles ne pourrait jamais être aussi hermétique que dans ces camps, l’étude suggère qu’une approche «multicouche» inspirée de cette expérience pourrait être utile dans les milieux scolaires.

Les chercheurs concluent que c’est l’amalgame de nombreuses interventions qui est un gage de réussite et que ces travaux ont «des implications importantes pour des milieux similaires comme les camps de jour et les écoles».

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