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Plus de ténacité chez l'Impact

Le onze montréalais a offert un travail collectif de meilleure qualité contre Toronto

SOCCER-USA/
Photo USA Today Sports Bojan Kric et l’Impact ont livré jusqu’à leur dernière once d’énergie contre le Toronto FC, mardi.

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L’Impact a réalisé un fait rare mardi en remportant une victoire au BMO Field de Toronto ; la troisième de son histoire sur ce terrain hostile.

Au-delà du résultat, il faut s’arrêter à la manière. L’Impact a semblé commencer le match de la même manière qu’il l’avait fait le vendredi précédant dans une défaite de 1 à 0 contre ce même Toronto FC au Stade Saputo.

Mais la troupe de Thierry Henry a pris les Reds par surprise en marquant sur un coup de pied de coin alors que les Torontois avaient l’avantage du jeu. Ils ont semblé être saisis et même s’ils se sont montrés insistants à maintes reprises, ils n’ont pas été aussi incisifs qu’ils sont capables de l’être.

Tenace

Alors qu’à domicile, vendredi, on avait l’impression que l’Impact n’avait pas le cœur à l’ouvrage, mardi soir, on a vu une équipe tenace.

L’Impact a marqué dès le premier quart d’heure, et ce n’est pas une mince affaire que de défendre une petite avance d’un but contre le Toronto FC. 

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On a assisté à un excellent effort collectif dans lequel les meilleurs n’ont pas tous eu à être les meilleurs pour que l’équipe l’emporte.

En effet, Victor Wanyama était dans un moins bon match, et même s’il s’est montré insistant, Romell Quioto n’a pas été décisif. 

Titulaires

Ce qu’on constate, c’est que lors des deux dernières rencontres où Thierry Henry a fait appel au XI partant observé mardi, l’équipe l’a emporté.

Et ces victoires n’ont peut-être pas eu énormément de panache puisqu’elles se sont soldées par des marques de 1 à 0, mais elles ont démontré qu’il y a moyen d’avoir une certaine uniformité dans les performances et dans le jeu défensif.

Car ne nous méprenons pas. Même si Thierry Henry a été un artiste du but et qu’il a une volonté de jouer vers l’avant, son équipe doit d’abord soigner son jeu défensif.

Comme il le mentionnait après la rencontre mardi, ses hommes ont défendu en avançant plutôt qu’en reculant, ce qui leur a permis de jouer vers l’avant.

Et c’est un grand pas dans la bonne direction parce qu’on a trop souvent vu cette équipe reculer et se faire embouteiller dans son territoire par le passé. 

Relance

Cette victoire de l’Impact (6 points) relance le Championnat canadien, qui semblait pourtant presque dans la poche des Torontois (9 points).

Rappelons qu’exceptionnellement cette année, les trois équipes de la MLS disputent un mini tournoi en s’affrontant chacune à trois reprises dans des rencontres de la MLS qui comptent également pour la compétition canadienne.

Le vainqueur affrontera le gagnant des Island Games que tient la Première ligue canadienne à l’Île-du-Prince-Édouard.

L’Impact et le Toronto FC s’affronteront à nouveau mercredi prochain. Entre-temps, les Reds vont disputer leur cinquième match en visitant les Whitecaps de Vancouver, samedi.

Si les Caps devaient sortir de leur torpeur et gêner les Torontois, la rencontre de mercredi prochain au Stade Saputo deviendrait encore plus alléchante.

Peu de respect

Il faut revenir sur ce tir de pénalité complètement raté par Toronto en toute fin de première demie. Une pièce de jeu qui a possiblement été le tournant de la rencontre.

Rappelons les faits. Alejandro Pozuelo se présente au point de pénalty, mais il ne tire pas pour laisser la balle à Pablo Piatti, qui s’amène en trombe dans un jeu truqué.

Le hic, c’est que Piatti est entré beaucoup trop tôt dans la surface de Clément Diop, et le jeu a été annulé et le ballon a été remis à l’Impact.

Mais pourquoi diable avoir tenté un tel jeu dans un moment aussi charnière de la rencontre ? Même l’entraîneur torontois, Greg Vanney, n’y a rien compris.

Après le match, Clément Diop a parlé d’arrogance et de manque de respect de la part du Toronto FC, et si ça se trouve, cette séquence de jeu a galvanisé les Montréalais pour les 45 dernières minutes d’action.

Décisif

Et puisqu’il est question de Diop, certains le trouvent un peu trop approximatif, d’autres diront qu’il est plutôt spectaculaire. On lui reprochera aussi son imprécision sur certaines relances, mais il fait le travail.

Le Français a déjà trois jeux blancs en huit rencontres cette saison, ce qui est loin d’être mauvais si on tient compte du fait qu’Evan Bush en a amassé 7 en 32 matchs l’an passé.

Diop n’est donc pas parfait, mais il trouve une façon de faire le travail tout en étant divertissant même s’il peut aussi être stressant par moment.