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Télétravail: est-ce la fin pour les centres-villes?

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Durement touché par la pandémie de COVID-19, le centre-ville de Montréal peut devenir une «zone dévastée» si rien n’est fait, s’inquiète le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc. 

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Habituellement animé par les milliers de touristes, étudiants, et travailleurs qui s’y rendent quotidiennement, le cœur de Montréal est presque désert, malgré un certain déconfinement amorcé depuis juin.

«Ça va prendre l’aide des gouvernements, croit ce dernier. Si on ne fait pas ça, toute l’artère commerciale du centre-ville va s’effondrer dans les prochains mois. Ça va devenir une zone dévastée.»

Actuellement, seulement 5 % à 10 % des quelque 300 000 travailleurs qui s’y rendaient quotidiennement ont réintégré les tours de bureaux, et le télétravail ne cesse de gagner en popularité.

«Beaucoup d’employeurs m’ont contacté pour me dire que le télétravail, est là pour rester. 73 % des gens vont continuer, mais pas à temps plein comme on le voit présentement», a expliqué Michel Leblanc en entrevue à l’émission «Le Québec Matin», à LCN.

«Si les gens veulent rester dans leurs pantoufles, je le comprends, mais il y a une réalité professionnelle», a-t-il ajouté.

«Je le vois bien à la Chambre, a-t-il poursuivi. J’insiste pour que mes équipes viennent quelques jours par semaine. Se voir, c’est échanger les idées différemment, faire avancer les projets différemment, et ultimement, ça amène à l’entreprise une forme de productivité qu’on n’a pas avec des gens éparpillés dans la ville qui font du Teams et des visioconférences.»

Selon lui, les employés qui sont revenus au travail réalisent que les choses se passent de façon sécuritaire et agréable.

Les chantiers, forts nombreux au centre-ville, peuvent toutefois en décourager plusieurs. En contrepartie, des budgets ont été octroyés afin de faire de l’animation, dans le quartier des spectacles notamment, permettant de faire travailler les artistes.

En plus de ramener les équipes dans les bureaux et les centres décisionnels du centre-ville pour favoriser l’achalandage, il faudra en faire plus encore. Il ne croit tout de même pas que les centres-villes vont disparaître.

«Le lendemain du 11 septembre, beaucoup d’oracles à l’époque ont dit ‘’on ne voyagera plus jamais comme avant, on ne fera plus confiance aux transporteurs aériens’’... Un an après, on avait tous repris nos habitudes d’aller dans le sud et en Europe. [...] Présentement, les oracles nous disent que c’est la fin des centres-villes. Je pense qu’il est trop tôt. Il y aura des changements. Les centres-villes existaient pour des bonnes raisons, et vont continuer d’exister, mais il faut en prendre soin dans les prochains mois. »

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.