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Une année de défis pour Gill

Retour à l’entraînement régulier pour les judokas de l’équipe nationale

SPO-Compétition de judo au Grand Prix de Montréal á l'arena Maurice-Richard
Photo d'archives, Agence QMI Antoine Valois-Fortier aura besoin de s’entraîner avec les meilleurs de son sport en vue de son retour sur les tatamis internationaux.

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Les judokas de l’équipe nationale ont retrouvé un brin de normalité, mercredi, alors qu’ils ont pu renouer avec les séances d’entraînement avec contact dans leurs locaux de l’Institut national du sport du Québec. Malgré cette excellente nouvelle, ils ne sont pas au bout de leurs peines.

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La prochaine saison de compétitions internationales, qui doit commencer à la fin du mois d’octobre, risque d’être remplie de hauts et de bas en raison de la COVID-19 dans le monde. 

« Il y aura beaucoup de changements de plans et de décisions de dernière minute, a expliqué le directeur général de Judo Canada, Nicolas Gill. On va faire du mieux qu’on peut dans les conditions. 

« Lorsque nous quitterons vers une destination, il faudra vérifier si les frontières sont ouvertes et les conséquences lorsqu’on reviendra au pays. Ce sera un aspect difficile avec lequel il faudra s’adapter. »

De la variété

Gill constate que les judokas canadiens commencent à être tannés d’affronter les mêmes partenaires d’entraînement. Ils ont hâte d’en découdre avec les meilleurs au monde. 

« Il faut essayer de maintenir la motivation des athlètes. C’est ce qui est le plus dur pour le moment. Par contre, si je leur envoie des billets d’avion pour l’Europe avec des tournois de la coupe du monde, l’intensité va monter d’un cran dans le gymnase dès le lendemain.

« Un athlète carbure aux défis, aux objectifs et aux compétitions. »

Par exemple, les meilleurs judokas, comme Antoine Valois-Fortier, auront besoin d’un camp à l’extérieur du pays afin de se préparer adéquatement pour ses premiers tournois de la saison. 

« Au Canada, tu as un Antoine et pas 10, a ajouté Gill. Il a besoin de variété dans ses partenaires d’entraînement. Les meilleurs ont besoin de défis à l’entraînement. »

Bulle en Alberta 

Depuis le 12 mars, les judokas de l’unifolié ne l’ont pas eu facile. Après le confinement au Québec, ils ont pu revenir au gymnase pour s’entraîner, mais aucun contact ne leur était permis.  

En juin dernier, Gill a décidé d’amener les équipes nationales, masculine et féminine, au centre régional de Judo Canada situé à Lethbridge, en Alberta. Dans cette province, les sports de combat avaient déjà reçu l’approbation de la Santé publique. Les judokas ont travaillé dans un contexte de bulle comme dans plusieurs autres sports. 

« C’était une situation particulière, ça nécessitait des mesures particulières, a expliqué Gill. Il y avait de l’argent disponible parce qu’on n’avait pas beaucoup voyagé en raison de la pandémie. Ce fut assez facile à organiser. »

Ses judokas ont pu faire des entraînements complets pendant plusieurs semaines. Ils ont pu poursuivre leur développement. 

Malgré les embûches qui entourent la pratique de son sport depuis quelques mois, Gill ne veut pas se plaindre. Il est capable d’analyser la situation dans sa globalité. 

« Oui, on souffre, mais tout le monde souffre à l’heure actuelle. Des gens perdent leurs emplois et des compagnies ferment leurs portes, a-t-il souligné. Comme société, on a un gros défi devant nous, celui de rebâtir. 

« Et le judo ? Nos prochaines années seront remplies de défis. On devra faire les choses différemment. On ne pourra pas faire les choses de la même façon qu’avant en espérant obtenir les mêmes résultats. »