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Une future infirmière a été déclarée positive huit fois

L’étudiante peut travailler en CHSLD, mais ne sait pas si elle pourra faire ses stages

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Sarah-Laurence Côté, 20 ans, asymptomatique depuis des mois, continue d’être déclarée positive aux tests de la COVID-19.

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Presque quatre mois après avoir attrapé la COVID-19, une étudiante en sciences infirmières demeure toujours positive au virus, ce qui l’empêchera possiblement de faire ses stages, mais pas de travailler dans un CHSLD, déplore-t-elle.

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Après huit tests de dépistage positifs, Sarah-Laurence Côté espère seulement recevoir un résultat négatif « pour être capable de faire ce qu’[elle] veut sans que ça soit compliqué ».

La jeune femme de 20 ans a su qu’elle avait contracté le coronavirus le 6 mai, alors qu’elle travaillait depuis mars comme préposée aux bénéficiaires. 

Elle a fondu en larmes en l’apprenant. 

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Photo Agence QMI, Joël Lemay
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« J’ai repensé à tous les résidents avec qui j’ai travaillé, à mon chum qui fait de l’asthme... », se rappelle-t-elle.

À partir de ce moment, ça a été le branle-bas de combat chez ses parents, où elle a fait la majorité de sa quarantaine. 

« On a tout barricadé [avec des bâches de plastique]. On a même isolé les échangeurs d’air », dit sa mère, Sylvie Létourneau. 

Il était impensable de mettre en danger ses beaux-parents, qui habitent le sous-sol de leur maison de Mirabel, sur la Rive-Nord. 

Bien qu’elle était encore positive, Mme Côté, qui ne ressent pas de symptômes, a eu l’aval de la Santé publique pour réintégrer son emploi au Centre gériatrique hospitalier Maimonides, à Côte-Saint-Luc, à la mi-juin. 

Jouant cartes sur table, elle a aussi avisé le cégep Vanier, à Montréal, de son huitième diagnostic positif la semaine dernière. On lui a demandé de se tenir à l’écart du campus pour au moins 14 jours.

Une exception

De plus, personne n’a été capable de lui confirmer si elle pourrait commencer son stage en milieu de soins comme prévu dans moins d’une semaine.

« C’est ma dernière année. Si je ne fais pas de stages, je ne passe pas », stresse l’étudiante, qui continue de travailler les fins de semaine en CHSLD.

Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec, voit dans le cas de Mme Côté une exception.

« Les études nous montrent que ça arrive régulièrement qu’on trouve du virus jusqu’à 12 semaines suivant une infection. Mais elle, ça fait quatre mois. » 

Incertitude

La mère et la fille se demandent d’ailleurs si d’autres Québécois sont dans cette situation, qui les plonge dans une grande incertitude. 

« Une journée, elle a le droit de sortir, le lendemain, c’est “non, non, non, tu restes en quarantaine” », résume Mme Létourneau. 

Quant à son retour en classe ou en milieu de stage, M. Jacob estime que l’étudiante ne devrait pas avoir de problèmes. 

« A priori, avec les règles de santé publique, elle devrait être en mesure de reprendre ses activités. Mais si c’est en milieu hospitalier, ça se peut qu’il y ait des règles différentes qui s’appliquent », souligne-t-il. 


♦ Le week-end dernier, Le Journal rapportait qu’une préposée aux bénéficiaires avait obtenu un deuxième test positif à la COVID-19, plus de quatre mois après sa première infection.

Un résumé pertinent de la journée,
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