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Pas de troisième essai auprès de Doug Ford

Legault n’essayera pas, mardi, de vendre de l’électricité

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SAINT-RAYMOND | Après deux tentatives ratées, le premier ministre François Legault ne reviendra pas à la charge auprès de son homologue Doug Ford pour que l’Ontario achète de l’hydroélectricité québécoise. 

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« Moi, je n’ai pas l’intention de ramener ce sujet-là », a laissé tomber M. Legault, qui se rendra mardi prochain dans la Ville Reine pour une rencontre au sommet avec le premier ministre ontarien. 

Dans les semaines suivant son élection, en 2018, François Legault s’était rendu à Queen’s Park en promettant un « deal » d’hydroélectricité que son vis-à-vis ontarien ne pourrait pas refuser. 

Doug Ford, qui avait rejeté l’offre, avait récidivé lors d’une seconde relance en marge du Conseil de la fédération, à l’été 2019. 

« Du côté de l’Ontario, on dit à court terme, pour les prochaines années, qu’il n’y a pas de besoins. Ils sont en train d’évaluer la mise à niveau des filières nucléaires », a relaté jeudi M. Legault, visiblement résigné. 

Il y a trois mois, la nouvelle PDG d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, se disait pourtant convaincue de la capacité de la société d’État à vendre de l’hydroélectricité à l’Ontario et à l’État de New York. 

« On a des voisins, des infrastructures communes, des finances publiques sous pression comme jamais. On a tous intérêt à travailler ensemble, avait soutenu Mme Brochu. [...] Je serais très surprise que l’Ontario ne veuille pas faire partie de cet écosystème. »

Priorité santé

M. Legault entend plutôt se concentrer, mardi et mercredi prochain, sur la relance économique et faire une fois de plus front commun afin de convaincre Ottawa d’augmenter ses transferts pour mieux financer les soins de santé. 

« L’argent qui a été envoyé du fédéral aux provinces, c’est non récurrent », a souligné M. Legault, en rappelant que les transferts fédéraux en santé sont passés de 50 % à 22 % au cours des dernières années. 

« Il y a un problème parce que les dépenses [en santé] augmentent de 5-6 %. [...] Il y a un manque à gagner et il y a un réajustement à faire », a dit celui qui héritera au cours des prochains mois de la présidence du Conseil de la fédération canadienne.

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