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Un départ lent pour Le Diamant

Pas de grosses productions avant 2021, annonce son directeur général, Bernard Gilbert

Diamant Bernard Gilbert
Photo Agence QMI, Simon Clark Bernard Gilbert préfère se concentrer sur de petites productions cette année.

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La pandémie de COVID-19 a stoppé Le Diamant en plein envol, mais elle ne lui a pas coupé les ailes. Le théâtre flambant neuf de Robert Lepage reprendra ses activités cet automne, mais pour les grands spectacles, il faudra attendre à 2021.

En raison des règles de distanciation sociale, seulement 190 des 600 sièges de la grande salle Hydro-Québec peuvent être occupés. Impossible, dans ces conditions, d’y présenter et de rentabiliser des pièces d’envergure comme les productions d’Ex-Machina, tranche le directeur général, Bernard Gilbert.

La salle servira plutôt de lieu de création pour les compagnies Machine de Cirque et FLIP Fabrique, qui s’y relaieront au cours des prochaines semaines.

« Tant que nous ne serons pas capables d’avoir 300 spectateurs payants dans la grande salle, ça va être très difficile de revenir dans des grandes formes. On se croise les doigts pour janvier », avance M. Gilbert.

En attendant, Le Diamant se replie principalement vers des activités devant un public réduit à 50 personnes dans son Foyer BMO, où logera une nouvelle acquisition : un piano Steinway de 1919 recouvert de feuilles d’or.

Des concerts, une lecture publique de la pièce Andromaque en créole haïtien ainsi que des activités soulignant le 50e anniversaire de la crise d’Octobre sont à l’horaire. « Pour la crise d’Octobre, ça fait deux ans qu’on y travaillait. Au début, c’était un grand happening sur quatre soirs avec beaucoup d’invités. Maintenant, nous allons en faire une version plus retenue », signale Bernard Gilbert.

Face à l’inconnu

Privé de 90 % de ses revenus, Le Diamant a pu compter sur la subvention salariale du fédéral pour garder sa vingtaine d’employés à temps plein à pied d’œuvre. N’empêche, le théâtre se retrouve devant l’inconnu, étant donné qu’il a fermé ses portes huit mois après son ouverture et qu’il ne sait donc pas ce que représente une année complète de revenus.

Dans ce contexte, le soutien des gouvernements sera essentiel, poursuit-il.

« Des démarches étaient déjà en cours avant la crise en ce sens et elles se poursuivent. Nous avons une écoute très attentive. Initialement, nous avions établi que ça prendrait de deux à quatre ans pour atteindre notre vitesse de croisière et bien connaître nos sources de revenus. La crise va ajouter quelques années. »