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Ernest se place à l'abri de ses créanciers

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Le détaillant de vêtements pour hommes Ernest, durement touché par la pandémie, se place à l'abri de ses créanciers.

TVA Nouvelles a appris que l'entreprise au bord de la faillite en fera l'annonce la semaine prochaine.

La COVID-19 a donné le coup de grâce à l'enseigne qui emploie plus de 230 personnes. Ernest exploite 45 magasins au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

Contactée par TVA Nouvelles, la haute direction de l'entreprise n'a pas souhaité commenter la nouvelle, se contentant d'affirmer que tous les employés et fournisseurs n'avaient pas encore été informés vendredi.

Avec cette restructuration, Ernest veut diminuer ses frais d'exploitation, y compris ceux des coûteux loyers commerciaux. On ignore, pour l'instant, si cette restructuration inclura des pertes d'emplois ou des fermetures de magasins.

«La direction a tenté de nous rassurer vendredi soir, a fait valoir un employé qui a requis l’anonymat. On nous a dit de dormir sur nos deux oreilles, mais on ignore tout ce que l’avenir nous réserve.»

La première boutique Ernest a vu le jour à Montréal en 1958. C'est un fils d'immigrant italien, Ernest Iarrera, qui a fondé l'entreprise qui s'est taillé une place importante au fil des décennies.

Difficultés

Ernest est le dernier d'une série de commerces de détail à se protéger de ses créanciers. Depuis le début de la pandémie, de gros noms comme Aldo, Reitmans, Sail et Frank and Oak ont aussi annoncé d'importantes restructurations.

La dette que traîne Ernest se chiffrerait à plusieurs millions de dollars. Ni le montant exact ni l'identité des créanciers n'ont été révélés jusqu'à présent.