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La pandémie profite à l’exode vers les banlieues

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Mouvement en vogue depuis les années 1970, l’exode vers les banlieues pourrait profiter de la pandémie de COVID-19 pour attirer une nouvelle clientèle. 

C’est du moins ce que pense la professeure associée au Département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Florence Junca-Adenot.

«Sans doute que le phénomène de la COVID-19 a tendance [à faire dire aux gens]: "pourquoi on n’habiterait pas plus loin que les endroits où on habite habituellement''», a-t-elle lancé vendredi sur les ondes de LCN.

Statistiques à l’appui, la professeure indique que les ventes de maisons ont grimpé de 85 % sur la Rive-Nord de Montréal pour le mois de juillet comparativement à l’année dernière. Cette proportion est de 41 % sur la Rive-Sud, avance Mme Junca-Adenot.

Or, le phénomène n’est pas nouveau. Dans les années 1970, c’est 75 % de la population qui habitait le centre de l’agglomération. Aujourd’hui, ils sont à peine 48 % à s’installer sur l’île de Montréal.

Florence Junca-Adenot croit que l’étalement des commerces et la mise en place du télétravail, en raison de la crise sanitaire, expliquent la hausse de l’intérêt pour les banlieues.

«Il va falloir rééquilibrer. C’est bon le télétravail, le téléenseignement, jusqu’à un certain point, mais on ne peut pas déséquilibrer au complet. Ce n’est pas sain d’être toujours isolé», a-t-elle dit.

Un centre-ville dépourvu d’achalandage est l’effet le plus évident qu’a engendré cette situation. Mme Junca-Adenot précise que près de 60 % des usagers du transport en commun sont présentement à la maison.

Le gouvernement devra ainsi s’affairer à une réflexion prochainement, selon la professeure.

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