/news/currentevents
Navigation

Le pilote ne pouvait pas voler à la noirceur

Deux amis sont morts en percutant des câbles

PH-Facebook
Photos tirées de Facebook Jared Logan (à gauche) et Alexandre McIntyre ont péri à bord de cet avion Cessna 150M en bordure de l’autoroute 30, après avoir percuté des câbles électriques.

Coup d'oeil sur cet article

Le jeune passionné d’aviation qui est mort dans l’écrasement de son avion, qui a aussi coûté la vie à son ami en février en Montérégie, n’avait pas les compétences pour piloter à la noirceur.

« Le pilote aux commandes dans cet accident ne détenait pas de licence de pilote ni de qualification de vol de nuit », a révélé l’enquête du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST), qui stipule aussi que le jeune homme n’avait pas « acquis les compétences ou la capacité de prise de décision nécessaire pour assurer la sécurité du vol ».

Jared Logan, 20 ans, avait longtemps économisé afin de pouvoir faire l’achat, en octobre 2017, de l’aéronef dans lequel il a trouvé la mort, a raconté son père au Journal peu après le drame.

Or, il détenait un permis d’élève-pilote depuis août 2017, mais n’avait jamais complété sa formation, fait valoir l’enquête du BST.

« Le vol à l’étude ne respectait pas les privilèges associés au permis d’élève-pilote », souligne le rapport, qui mentionne qu’il lui était seulement permis de voler durant la journée.

Jared Logan se trouvait à bord de son Cessna 150M avec son ami Alexandre McIntyre, 21 ans, lors de son ultime vol, le 17 février dernier, aux Cèdres.

Ce dernier détenait, pour sa part, sa licence de pilote privé depuis 2015, mais le BST a déterminé que ce n’était pas lui qui se trouvait aux commandes de l’aéronef.

Vol de neuf minutes

Le vol qui a coûté la vie aux deux jeunes hommes a seulement duré neuf minutes.

Ils ont décollé à 18 h 27 et ont effectué plusieurs manœuvres « à très basses altitudes ».

C’est à 18 h 36 que le drame s’est produit, alors que l’avion a percuté des lignes électriques en bordure de l’autoroute 30 avant de s’écraser avec violence.

Les câbles étaient pourtant balisés par des repères colorés, mais non éclairés, pour permettre de mieux les apercevoir.

Le BST met donc en garde les pilotes qui s’aventurent à basse altitude à la noirceur.

« Les vols à basse altitude comportent toujours des risques plus élevés, et d’autant plus la nuit quand la visibilité est limitée, conclut le rapport. À basse altitude, il n’est pas facile de reconnaître et d’éviter des obstacles tels que des câbles, qui peuvent être extrêmement difficiles à voir. Les pilotes doivent être conscients de ces risques et voler dans les limites prescrites. »