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Le PLQ: désormais «résolument progressiste» et «moderne»

La chef Dominique Anglade annonce ses couleurs

La cheffe du PLQ, Dominique Anglade.
Photo Geneviève Lajoie La cheffe du PLQ, Dominique Anglade.

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La chef libérale Dominique Anglade tentera un dépassement par la gauche. À deux ans du prochain scrutin, le Parti libéral du Québec se présente désormais comme un parti « résolument progressiste » et moderne pour contrer le gouvernement « conservateur » de la CAQ.

Couronnée en plein confinement, Dominique Anglade a pris quelques mois pour peaufiner la nouvelle image du PLQ qu’elle entend proposer aux Québécois. 

À dix jours de la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale, la députée de Saint-Henri–Sainte-Anne a annoncé ses couleurs.

« Il va y avoir deux options pour les Québécois [aux élections de 2022]. Les Québécois auront à faire un choix entre une vision qui est résolument moderne, qui est résolument progressiste, et un parti qui offre un choix beaucoup plus conservateur, un choix qui est surtout un choix d’une autre époque », a-t-elle lancé, au terme d’un caucus de deux jours de ses troupes au Parlement.

En point de presse, la chef de l’opposition officielle a promis des propositions sociales et économiques « modernes » qui intègrent les changements climatiques.

Pas comme QS

En entrevue avec notre Bureau parlementaire, elle a rappelé les projets de loi libéraux déposés dans les derniers mois portant sur la présomption de consentement au don d’organes ou de tissus après le décès ou un meilleur soutien offert aux agriculteurs en matière de santé mentale.

À ceux qui seraient tentés de faire un rapprochement entre le PLQ et Québec solidaire, Dominique Anglade réplique que les propositions libérales sont « structurées d’un point de vue économique », « réalisables, atteignables et mesurables ».

Ce qui n’est nullement le cas des propositions des solidaires, insiste-t-elle. « Je n’en vois pas une qui tienne la route, dit-elle. Ce qui est présenté par QS, c’est déconnecté de la réalité ».

Les « vieilles manières de faire »

La chef libérale se pose en solution de rechange au gouvernement « conservateur » de François Legault. Elle reproche à la CAQ « ses vieilles manières de faire, qui ne sont pas basées sur des faits, qui ne sont pas basées sur la science ».

Elle en prend pour exemple la récente décision controversée des caquistes de déménager le Salon de jeux de Québec à Beauport dans les anciens locaux du détaillant Future Shop.

« La dernière chose à faire, c’est d’aller prendre dix millions $ de l’argent des Québécois pour le déplacer d’un endroit à un autre, aller favoriser un entrepreneur qui n’est même pas Québécois, qui n’est même pas sur le terrain, pour des raisons obscures. Il n’y a aucune justification ».  

Un nationalisme du passé

Même le nationalisme économique de François Legault en est un « du passé », signale Mme Anglade. 

« On investit à droite et à gauche dans des entreprises, alors qu’on veut aller faire de la substitution puis remplacer des produits qui sont faits en Chine », se désole la chef libérale. 

Selon elle, c’est pour cette raison que le Québec a besoin d’un gouvernement plus « moderne ». 

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