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Bernaches: ce qu’il faut savoir

Bernaches
Photo courtoisie La saison tant attendue de chasse aux bernaches débutera demain matin dans le district F.

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Dès demain, il sera possible de se lancer aux trousses des outardes du district F.

Plusieurs sauvaginiers attendent avec frénésie cette période de l’année où ils pourront prélever ces grands gibiers ailés.

Afin d’aider l’ensemble des manieurs de fusil à s’y retrouver, j’ai fait appel à l’expert dans le domaine, François Larivière, de Verchères. Ce passionné pourchasse l’espèce depuis plus de quatre décennies. Voici l’essentiel de ses propos :

Distinction

Depuis plusieurs semaines déjà, on peut admirer des joues blanches survoler nos cieux et se poser sur les lacs et les rivières, les espaces gazonnés, les terrains vagues et agricoles, etc. 

Aussi beaux et gracieux que puissent être ces oiseaux, il faut réaliser que leur population a explosé dans les régions urbaines et périurbaines tempérées. Ces anatidés, maintenant en surabondance, nous voisinent afin de profiter du doux climat, de la profusion de nourriture facilement accessible, de l’accalmie engendrée par la proximité des habitations, etc. De plus, tout comme les saumons, ils sont en couple pour la vie et ils viennent se reproduire aux mêmes endroits et y élever leurs rejetons, année après année. Cette faune ailée occasionne malheureusement certains problèmes notables à l’environnement humain, car ils souillent le sol, les sentiers, les quais, les gazons, etc. Ajoutez à cela que les parasites et les coliformes contenus dans leurs excréments contribuent à la contamination des plans d’eau et des plages au grand dam des baigneurs et des riverains.

Ces outardes, qu’on qualifie de locales ou de résidentes, sont reines et maîtresses sur l’ensemble du territoire jusqu’à la première gelée. Elles nous côtoient dès la fin mars et elles seront les dernières à nous quitter aux alentours du Nouvel An. 

Législation

Du 6 au 18 septembre prochains, ce sont les locales que l’on pourra chasser au-dessus des terres agricoles.

« Il est aberrant de constater à quel point la présentation de la réglementation peut être complexe et difficile à interpréter. L’amateur a grandement intérêt à consulter et à décortiquer le tout », confiait le spécialiste interrogé.  

Quant aux nouvelles règles, sachez que du 26 septembre au 31 octobre, selon la zone exploitée, la limite quotidienne de captures sera de deux ou de trois outardes. Cette récente restriction découle du taux de reproduction très faible en 2017-2018 de la bernache dite migratrice qui niche dans la région subarctique ou de l’Arctique canadien. 

Début de saison

Jusqu’au 18 septembre, au-dessus des champs, la chasse n’est pas très compliquée. François expliquait que trois douzaines d’appelants de votre choix, disposés en petits groupes imitant des familles distinctes, suffiront pour la plupart des situations.  

Des appels de bienvenue de type mun-mun-mun et quelques petits cluk et double cluck devraient attirer les oiseaux à portée de tir.

Assurez-vous de bien vous fondre dans le décor en vous dissimulant dans des fossés, lignes de branches, champs de maïs, etc. Il est important de vous positionner de façon à avoir le vent dans le dos afin que ces herbivores survolent vos appelants lors de leur approche.

Conseils

« La chasse à la bernache est une activité qui génère beaucoup d’adrénaline. Il est toutefois impératif de demander les permissions qui s’imposent et de se respecter tout un chacun ainsi que le voisinage », précisait ce passionné.

Le nemrod doit être conscient que dès les premières gelées, il est possible de récolter des migratrices venues cohabiter avec les résidentes, et que si ces périodes froides surviennent trop tôt, cela pourrait être dommageable pour le plan de gestion. 

Venaison  

Normalement, après le coup de feu, la saignée occasionnée par l’impact et la trajectoire du projectile est suffisante. Malgré tout, il est recommandé d’inciser le chevreuil ou l’orignal au cou dès que possible et de façon sécuritaire pour parfaire la saignée.

En plus des autres précautions à prendre lors de l’éviscération, assurez-vous de refroidir la carcasse de la dépouille le plus rapidement possible. Les spécialistes du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) recommandent d’abaisser la température à 7 °C dans les 24 premières heures. Si vous ne pouvez sortir l’animal de la forêt, placez-le sur un brancard ou suspendez-le idéalement à un arbre pour qu’il ne soit pas à portée des prédateurs.  


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