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Lion envisage de se lancer en Bourse

La compagnie veut battre les géants de l’électrique

GEN - ANNONC DE LA COMPAGNIE ÉLECTRIQUE LION
Photo d'archives, Martin Alarie Le PDG de La Compagnie Électrique Lion, Marc Bédard, aura besoin d’argent pour ses projets d’expansion.

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La Compagnie Électrique Lion de Saint-Jérôme n’exclut pas de se lancer en Bourse pour aller chercher du financement afin de battre les géants de l’électrique, a appris Le Journal.

« Il y a beaucoup de gens qui aimeraient ça, nous voir à la Bourse, donc c’est sûr que c’est une option de financement », a affirmé Marc Bédard, PDG de La Compagnie Électrique Lion, vendredi dernier, sur les ondes de l’émission Mêlez-vous de vos affaires sur QUB radio.

Du même souffle, son fondateur a insisté pour dire qu’il ne souhaitait pas y aller à tout prix.

« Je veux m’assurer que c’est plus que de l’argent, et que les actionnaires de Lion sont passionnés par l’électrique », a-t-il ajouté.

Fondée il y a 12 ans, La Compagnie Électrique Lion emploie quelque 360 personnes à son siège social et usine de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

La Corporation Énergie Power, filiale de Power Corporation, est son premier actionnaire (non majoritaire). Son deuxième est Marc Bédard.

Son troisième est le fonds de capital XPND Croissance, dont l’associé principal est l’ex-président de campagne du Parti libéral du Québec et fondateur de Téo Taxi, Alexandre Taillefer, qui vient de publier un livre intitulé Réinventer le taxi : les dessous de l’échec de Téo Taxi, publié aux Éditions La Presse.

Longueur d’avance

Contrairement à des sociétés qui disent être bientôt prêtes à fournir des véhicules électriques, La Compagnie Électrique Lion possède une longueur d’avance parce qu’elle en fabrique déjà. 

Lundi dernier, la PME a eu une commande historique de 50 camions urbains de plus de 20 millions $ du Canadien National (CN). Plus de 300 de ses autobus électriques roulent sur les routes en Amérique du Nord.

« On a une centaine de personnes en recherche et développement, bientôt plus de 200. Ingénieurs électriques, designers. On a des logiciels », a rappelé Marc Bédard.

– Avec la collaboration d’Yves Daoust