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«Toutes les choses parfaites»: du théâtre «feel-good» et participatif

«Toutes les choses parfaites»: du théâtre «feel-good» et participatif
PHOTO COURTOISIE/Duceppe

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L’aventure se poursuit pour l’équipe de «Toutes les choses parfaites», cette pièce qui ne devait être jouée que quatre fois, lors des 5 à 7 de La Licorne, il y a quelques années. 

Quatre reprises plus tard, le metteur en scène Frédéric Blanchette, l’acteur François-Simon Poirier et le reste du petit noyau s’apprêtent à transposer l’oeuvre sur la grande scène du Théâtre Jean-Duceppe à compter du mercredi 9 septembre. Une première depuis la COVID.

La liste

Alors qu’il n’était encore qu’un garçon, l’unique personnage de la pièce a voulu redonner espoir à sa mère atteinte de dépression chronique. Il a donc dressé une liste des choses parfaites qu’on retrouve dans le monde. Au fil des ans, cette initiative lui a permis de surmonter ses propres épreuves.

Malgré des sujets parfois difficiles, l’oeuvre est porteuse de lumière et de bonheur.

«C’est du théâtre qui nous remonte, qui nous aide à revoir notre vie actuelle, certains soucis qu’on a, détaille Frédéric Blanchette. Elle a vraiment le pouvoir de nous faire réexaminer certains éléments parfois très concrets, mais tout ça ne veut pas dire qu’elle est rose bonbon. C’est une pièce qui aborde des sujets graves comme la dépression et le suicide, entre autres.»

Durant «Toutes les choses parfaites», le spectateur est appelé à s’intéresser à ce qui le fait vibrer.

«À travers ce récit, on est forcé de réexplorer les choses qui, pour nous, sont parfaites, des choses qui font en sorte que la vie vaut la peine d’être vécue.»

Il peut aussi, s’il le veut, jouer un rôle dans le déroulement d’une représentation.

«C’est un spectacle qui demande un peu la participation des gens, laisse savoir le metteur en scène. Certaines personnes sont appelées à nommer des choses de la liste à voix haute ou jouer certains personnages du récit... Dans le contexte qu’on est, le défi c’était [de savoir] comment solliciter l’aide des gens tout en respectant les consignes de la santé publique et en effrayant personne.»

«Toutes les choses parfaites»: du théâtre «feel-good» et participatif
PHOTO COURTOISIE/Daniel Desmarais

Un contexte particulier

La COVID a évidemment entraîné l’équipe de «Toutes les choses parfaites» sur certains terrains inconnus. Mais le propos est demeuré inchangé.

«Ce qui est important, c’est ce que véhicule cette pièce, explique le metteur en scène. Qu’on la chuchote à quelqu’un dans le creux de l’oreille ou qu’on la dise un peu plus fort pour 180 personnes dans une salle de 800 places - parce que ç’est ça que ça va être -, ç’a peu d’importance.»

«Il y a beaucoup de choses parfaites mentionnées dans la pièce qui nous ont manqué ou nous manquent encore actuellement, ne serait-ce que les accolades, les caresses, les poignées de main [...] Ce sont des choses qui font partie de notre ADN d’être humain et on a hâte de pouvoir les faire plus librement.»

C’est reparti

Après quelques mois sans occupation professionnelle, la roue du travail tourne à nouveau à plein régime pour Frédéric Blanchette.

Il collabore notamment avec l’équipe du Petit Théâtre du Nord afin de montrer une scène de 20 minutes destinée aux cours intérieures des résidences de personnes âgées situées en région. Il a également repris l’enseignement en première année au Conservatoire d’art dramatique.