/entertainment/stage
Navigation

«Zebrina, une pièce à conviction»: Emmanuel Schwartz seul sur scène... et sur le web

«Zebrina, une pièce à conviction»: Emmanuel Schwartz seul sur scène... et sur le web
PHOTO COURTOISIE

Coup d'oeil sur cet article

Avec «Zebrina, une pièce à conviction», Emmanuel Schwartz amorce une année théâtre fort chargée. C’est lui qui marquera la rentrée au Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal, dès mercredi, soit presque six mois jour pour jour après le début de la pandémie. 

Outre les retrouvailles avec le metteur en scène François Girard, son «complice de longue date» dont il se dit lié très artistiquement, plusieurs éléments du texte de ce grand voyage ont séduit l’acteur. Lesquels?

«Un monologue, un personnage qui s’apparente à une sorte de détective mystique, une chasse au trésor dans l’histoire juive, dans les fondements spirituels de notre société, la richesse du personnage et, bien sûr, ces jours-ci on ne peut nier la chance et le privilège d’exercer son métier en ces temps de pandémie.»

Actuelle

En prêtant ses traits à un bibliothécaire qui a loué un théâtre longtemps laissé désert, et qui y met les pieds en tenant entre ses mains un guide de voyage vieux de 133 ans, l’acteur est lié à la réalité dans un décor minimaliste.

«Le contexte pandémique s’accorde parfaitement au récit parce qu’avoir de grandes équipes sur un plateau, c’est difficile ces jours-ci», reconnaît Emmanuel Schwartz.

Non seulement sera-t-il possible de découvrir l’oeuvre en salle, mais sa diffusion sera élargie grâce à une webdiffusion en simultané.

«On fait le pari que l’oeil au théâtre, que le spectateur de théâtre, est assis à un endroit, donc n’a qu’un point de vue sur le personnage. C’est comme ça qu’on a prévu aussi la diffusion: avec un plan général de la scène. Mais il faut dire qu’avec le fait que je sois seul et que le personnage parle directement au public - qu’il n’y ait pas de quatrième mur -, la mise en place fera oeuvre de montage.»

Même les nombreux trous dans la salle - conséquence directe de la distanciation sociale obligatoire qui exigera un maximum de 160 bancs occupés par soir - viendront ajouter au côté très actuel de l’oeuvre.

«C’est une belle coïncidence parce que le personnage dit, au tout début de la pièce : “bon, y’a pas plus de monde que ça”. Je crois que le public et moi serons de connivence dès le début de la représentation parce que malgré nous, on s’accorde à la situation dramatique», confie l’acteur.

Aussi en anglais

C’est également avec l’oeuvre de Glen Berger qu’Emmanuel Schwartz sera la vedette dans la langue de Molière et celle de Shakespeare. À la fin de l’année, la pièce prendra vie en anglais au Centre Segal des arts de la scène, à Montréal, alors qu’elle animera les planches du Centre national des arts d’Ottawa en janvier prochain.

«C’est la première fois que je vais jouer une pièce dans les deux langues. Je suis bilingue; ce sont mes langues paternelle et maternelle. Je me considère privilégié. Bien sûr, ça va être un travail supplémentaire, mais un travail que j’imagine agréable.»

À sa participation à «Zebrina, une pièce à conviction», il faut ajouter qu’Emmanuel Schwartz doit proposer un duo théâtral en compagnie d’une actrice en mars prochain et profiter du printemps pour reprendre «Le Tigre bleu de l’Euphrate».