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F1: pour l’écurie Williams, une page s’est tournée à Monza

F1: pour l’écurie Williams, une page s’est tournée à Monza
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Pour l’écurie Williams comme pour la F1, une page s’est tournée dimanche, à Monza, avec la dernière participation à un Grand Prix de l’écurie britannique sous sa direction familiale. 

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Claire Williams, la directrice d’équipe et fille du fondateur de l’écurie, Sir Frank Williams, 78 ans, a passé la main après le Grand Prix.

Les deux monoplaces de l’écurie de Didcot, pilotées par le Canadien Nicholas Latifi et le Britannique George Russell, ont terminé aux 11e et 14e places. Williams n’a encore marqué aucun point au championnat après huit manches cette saison.

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«C’est un week-end très triste, mais c’est la bonne décision et le bon moment pour partir. Nous souhaitons bonne chance aux nouveaux propriétaires», a déclaré Claire Williams, 44 ans, alors que le nouveau propriétaire, le fonds d’investissement américain Dorilton Capital, prendra, lundi, les rênes de l’écurie fondée en 1977.

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Claire Williams, à qui ses pilotes ont rendu hommage en franchissant la ligne d’arrivée, a expliqué qu’elle avait pris cette décision de son propre chef et dans l'intérêt de l’écurie fondée par son père.

Celui-ci, paraplégique depuis un accident de la route en 1986, ne vient que très rarement sur les circuits et n’a plus de rôle exécutif au sein de l’équipe. Sous sa direction, Williams F1 a été sept fois championne du monde des pilotes, grâce notamment à Nigel Mansell, Nelson Piquet, Alain Prost, Jacques Villeneuve et Damon Hill, et 9 fois championne du monde des constructeurs entre 1980 et 1997.

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«Payer mes dettes»

Les hommages n’ont pas manqué, à Monza, pour saluer ce tournant dans l’histoire de l’écurie britannique.

«Williams est un grand nom, une famille importante pour notre sport et c’est donc triste, mais c’est aussi important de savoir que le nom de Williams va rester à l’avenir en F1, car elle fait vraiment partie de son histoire. Chez Ferrari, nous nous souvenons de nos grandes batailles», a souligné Mattia Binotto, le directeur sportif de la Scuderia italienne.

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Toto Wolff, aujourd’hui responsable de Mercedes F1, a commencé sa carrière en F1 chez Williams, dont il a été un temps actionnaire. «Ils ont été le point de départ de ma propre carrière en Formule 1. Je me souviens de la première phrase que m’a dite Frank Williams quand je suis arrivé en 2009: "quelqu’un m’a dit que vous pourriez m’aider à payer mes dettes!" ». Car Williams n’a qu’exceptionnellement eu les moyens financiers des mastodontes de la F1 rattachés à de grands groupes industriels. Frank Williams est resté célèbre pour son talent à «chasser» les commanditaires, notamment saoudiens au début des années 80, mais aussi par son avarice et son souci de réduire les coûts au maximum.

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La F1 devenant de plus en plus chère, il n’a toutefois pas pu faire face à l’inflation des coûts et c’est à un long déclin que sa fille a dû faire face avant de tirer sa révérence dimanche.