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Gardien de but: vrai ou faux?

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À un certain moment de l’enfance, tous les petits garçons ainsi que les petites filles intéressés au hockey ont un faible pour la position de gardien de but. 

Équipement spectaculaire, un rôle singulier et pas besoin de s’évertuer à patiner.

Mais attention, il y a quelques pièges. Dès le jeune âge, demandez l’aide des instructeurs autour de l’enfant et observez comme il le faut afin de vous assurer qu’il a l’instinct, un intérêt véritable et un minimum de talent pour assumer ce poste. 

Il faut un caractère spécial et coriace pour encaisser. 

Un gardien ne savoure jamais la joie de compter un but et il n’a pratiquement pas le droit à l’erreur. 

Souvent, quand l’équipe gagne, on félicite les attaquants, mais dans la défaite, on blâme fréquemment le gardien de but. 

Il faut vivre avec ça. Et plus l’enfant vieillit, plus le défi grandit. Les jeux de passes des adversaires se perfectionnent et, surtout, les tirs ne cessent de gagner en puissance, en très grande puissance. 

En vieillissant, le rôle du gardien de but prend plus d’importance que les autres joueurs. 

Cela peut stimuler les vrais gardiens de but dans l’âme, mais aussi décourager totalement ceux qui, trop tôt, avaient choisi la mauvaise voie. Ils abandonneront à 12, 13 ou 14 ans. Ils s’étaient trompés.

ET LES PARENTS

Sachez aussi qu’être parent de gardien de but est généralement beaucoup plus difficile que d’avoir un enfant défenseur ou attaquant. 

Il n’est pas rare de voir une maman, un papa ou les deux dans un coin de l’aréna souffrir en silence chaque fois que le petit ou la petite accorde un but. 

On voit même certains parents ne plus être capables d’aller voir jouer leur enfant tellement ça fait mal.

Et l’autre grosse douleur attaque le portefeuille. 

Sachez qu’il coûte 3 à 4 fois plus cher d’« habiller » un gardien de but qu’un patineur.

Lorsque l’ado deviendra bantam, il serait étonnant que vous vous en sortiez en bas de 2500 $ avant même le premier match de la saison. 

Et votre bel ado n’a pas fini de grandir. 

De l’enclave

 

  • Savoureux. À lire : Henri Richard – La légende aux 11 coupes Stanley Raconté par son fils Denis et l’écrivain Léandre Normand. Préface de Ronald Corey. Éditions de l’Homme.
  • Que font maintenant les joueurs du Canadien ? Rien. Les vacances. Le centre d’entraînement à Brossard est très écho.
  • Petit souper en forêt lundi soir, dodo dans un chalet de la Sépaq jusqu’à mardi matin et suivra une chasse à la perdrix d’une journée dans la réserve Rouge-Matawin. Les arbres sont encore chargés de feuilles, mais on verra...
  • Mes condoléances à la famille de Serge Vézina, décédé à 70 ans la semaine dernière. Un joueur de hockey très talentueux. On le surnommait « Toto » et il adorait jouer des matchs amicaux avec les artistes, dont Martin Stevens, René Angélil, Michel Stax et autres.
  • Depuis le début de la pandémie, Serge Savard n’est jamais rentré au Québec. Avec sa Paulette adorée, en amoureux, ils sont restés à leur maison de Hilton Head, en Caroline du Sud.
  • L’ex-porte-couleurs des Alouettes Nicolas Boulay ne chôme pas. Il est en train de développer un concept qui pourrait ravir les chasseurs de chevreuil. J’y reviendrai.
  • Retraité de la caméra à Météo Média, Martin Rémillard a trouvé une nouvelle passion : arbitre au hockey. Et il est bon en plus.
  • C’est sur le circuit de Monza en Italie que les voitures de Formule 1 filent le plus rapidement. On parle de pointes à 360 kilomètres à l’heure. À Montréal, la vitesse de pointe est d’environ 320 kilomètres à l’heure. N’essayez pas ça à la maison.
  • Ouverture de la chasse à l’orignal dans certains secteurs du Québec. Bonne chance à tous. 26 262 élans ont été récoltés en 2019 au Québec.
  • Le nouveau gardien du Canadien, Jake Allen, a des talents de peintre et il a créé un petit chef-d’œuvre illustrant la ville de St. Louis. Il l’a remis pour enchères à la Fondation Kidney du Canada (maladies du rein).
  • Quelle tristesse que la décision d’annuler le Tournoi Pee-Wee de Québec en 2021. Pas moins de 2500 joueurs, 230 000 partisans, 400 bénévoles, 450 familles d’accueil et une des plus belles fenêtres se ferment sur Québec.