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On lui donnait 24 heures à vivre; six ans plus tard, un enfant a gagné son combat contre le cancer

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Une jeune fille et sa famille peuvent crier victoire après un long combat contre le cancer. 

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Il y a presque six ans, les médecins ne donnaient que 24 heures à vivre à la petite Leya, de Sainte-Julie.

Aujourd'hui, elle est en rémission totale et en pleine forme.

La première fois que TVA Nouvelles a rencontré Leya et ses parents, c'était en mai 2015, au Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine. Elle venait de compléter de nombreux traitements de chimiothérapie après avoir reçu, quelques semaines auparavant, à l'âge de 4 mois, un diagnostic de cancer – celui de la leucémie aiguë myéloblastique.

«Tu ne penses jamais vivre une émotion aussi forte», s’est souvenue sa mère, Marianne Simard, dans une entrevue accordée à TVA Nouvelles dimanche.

Leya a subi d'autres traitements de chimiothérapie pour réduire au maximum toute trace de sa maladie du sang d'origine génétique avant d'avoir une greffe de moelle osseuse, la seule façon de la sauver.

Encore fallait-il aussi trouver un donneur compatible.

C'est grâce à la banque internationale que l'équipe médicale a identifié ce donneur. La greffe s'est bien déroulée au CHU Sainte-Justine, mais il y avait des risques.

«Chez des petits bébés, ce sont des leucémies qui, de façon générale, sont effectivement assez agressives, a expliqué la Dre Sonia Cellot, pédiatre hématologue. Il y a des patients qui ont une chance de guérison de plus de 90%, mais il y a quand même des sous-groupes ou les chances de guérison peuvent être beaucoup moins élevées que ça, même souvent moins que 30%.»

«C'est vrai que ça a enlevé beaucoup de poids, même sur la petite, même si on ne lui disait pas qu'elle était malade», dit son père, Martin Sanders.

Deux ans après la greffe, les parents ont entrepris des recherches pour trouver le donneur et ont pu le contacter grâce au web. C'est un Allemand qui avait 27 ans en 2015.

«Il avait les yeux qui pétillaient, se souvient Martin Sanders. C'est lui qui a permis à ma fille de survivre. C'est quand même extraordinaire, pareil. Il a comme redonné la vie à ma fille.»

Sa mère aussi atteinte d’un cancer

Malheureusement, en août 2016, la maman de Leya a appris qu'elle avait un cancer du sein à un stade avancé: un cancer du sein carcinome infiltrant stade 4.

Marianne Simard s'inspire de Leya et ne baisse pas les bras.

«Au moins, j'aurai accompli de quoi de grand dans ma vie, qui est d'accompagner un enfant dans la maladie, dit-elle. Même si je n’ai pas le temps de tout faire, tout accomplir, ça reste que j'ai accompli quelque chose de grand dans la vie.»

-D'après les informations d'Harold Gagné pour TVA Nouvelles