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Menaces de mort

Menaces de mort
Photo d'archives

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Le soir du 4 septembre 2012, j’étais au Métropolis.

Ma vieille m’avait dit:

- S’il y a trop de monde devant la porte, rue Sainte-Catherine, va voir sur le côté et entre par l’arrière.

C’est par là qu’est entré Richard Bain...

Devant l’entrée principale, il n’y a pas encore foule et on entre très facilement. Je me rappelle avoir relevé l’absence de contrôle de sécurité. On se retrouve dans la salle, impatients de voir arriver madame Marois. La première femme élue première ministre du Québec, pas question de rater ce moment.

Elle est apparue du fond de la salle, suivie de sa famille, elle se dirigeait vers la scène. Il y avait de l’émotion dans l’air, nous étions tous conscients de vivre un moment historique.

On ne se doutait pas à quel point!

Pourquoi revenir sur cet événement que l’on commémorait il y a tout juste trois jours?

Parce que cet attentat du Métropolis, personne ne l’avait vu venir.

En ce début de septembre 2020, la menace est claire et nous avons de quoi être inquiets.

Pas pour madame Marois, Dieu merci, mais hélas pour M. Legault et le Dr Arruda.

Quelques individus s’imaginant vivre sous un régime soviétique, alors qu’ils n’en connaissent que le nom, ont déversé sur Facebook des messages de haine et de menaces de mort envers le premier ministre.

Proférer des menaces n’implique pas que l’on passe systématiquement à l’acte. Reste qu’il y a des êtres fragiles qui se terrent dans le silence et qui risquent peut-être de péter les plombs.

Ça dérape sérieusement dans le camp des disciples de monsieur

Cossette-Trudel. Il est grand temps que la Sûreté du Québec s’intéresse à ce mouvement «conspirationniste» parce que certains de ses adeptes et d’autres membres de groupes du même acabit ont le verbe acerbe et l’intention malfaisante.

Il faut les protéger contre eux-mêmes, mais aussi assurer la sécurité du premier ministre.

Ils sont contre le port du masque, ils nient la pandémie qu’ils affirment être un subterfuge du pouvoir pour nous manipuler.

Il leur faudrait songer à délaisser une certaine littérature au profit d’œuvres comme L'Archipel du Goulag de Soljenitsyne.

Le régime soviétique enfermait les dissidents dans des asiles psychiatriques. Quand on ne les envoyait pas pourrir en Sibérie dans des camps de travail.

Sous l’actuel régime de Poutine, ils s’étouffent dans leur thé empoisonné.

Que notre «régime totalitaire» surveille quand même ces grands défenseurs de la liberté.

Ces menaces de mort ne doivent pas mener à un attentat.