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Vente de Cogeco: un refus «définitif» de la famille Audet

Louis Audet, président exécutif du C.A. de Cogeco inc. et de Cogeco Communications inc.
Photo d'archives, AGENCE QMI Louis Audet, président exécutif du C.A. de Cogeco inc. et de Cogeco Communications inc.

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Loin d'être une tactique de négociation, le refus de l'offre d'achat non sollicitée de Cogeco par Rogers Communications et Altice USA est un «non» définitif, a assuré lundi la famille Audet, en réitérant qu'elle ne compte absolument pas vendre son entreprise de câblodistribution.

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La famille Audet s'est fait offrir, la semaine dernière, 800 M$ pour l'achat de ses actions de contrôle, ce qui aurait permis à Rogers et à Altice de mettre la main sur Cogeco dans une transaction évaluée à environ 10,3 G$. Cette proposition avait été rejetée à peine quelques heures plus tard, mais les deux entreprises partenaires avaient laissé entendre qu'elles ne jetteraient pas l'éponge aussi facilement.

«Je souhaite clarifier sans équivoque auprès de nos parties prenantes nos intentions face à la récente proposition non sollicitée d'acquisition de Cogeco. Nos actions ne sont pas à vendre», a donc réitéré, lundi, Louis Audet, le représentant de la famille Audet et président de Gestion Audem.

«Permettez-moi d'être clair: notre refus ne constitue en rien une position de négociation; il est définitif», a renchéri M. Audet dans un communiqué.

Ce dernier a rappelé que son père a fondé Cogeco il y a maintenant 63 ans à Trois-Rivières et que l'entreprise se porte aujourd'hui très bien, avec des revenus de 2,5 G$ par année.

«Ma famille, de concert avec nos conseils d'administration et notre équipe de direction, est très fière et satisfaite de notre vision à long terme pour la croissance continue de Cogeco ainsi que de sa structure de propriété qui rend possible cette vision à long terme», a assuré Louis Audet.

L'offre non sollicitée déposée la semaine dernière par Rogers et Altice, bien que rapidement rejetée, avait suscité une onde de choc dans le milieu des affaires et la classe politique, devant la crainte de perdre un nouveau siège social québécois.

Le ministre des Finances, Pierre Fitzgibbon, avait même laissé entendre que Québec pourrait éventuellement intervenir, par exemple par le biais de la Caisse de dépôt et placement du Québec, pour appuyer un éventuel acquéreur québécois pour Cogeco.

Rogers espérait mettre la main sur les activités canadiennes de Cogeco, concentrées au Québec et en Ontario, tandis qu'Altice voulait accaparer les activités de Cogeco aux États-Unis. Rogers a promis, advenant une transaction, que le siège social de Cogeco demeurerait au Québec.

L'entreprise torontoise détient déjà 41% des actions subalternes de Cogeco et 33% des actions de Cogeco Communications, mais la famille Audet continue à contrôler l'entreprise grâce à ses actions à droits de vote multiples.