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Déception pour des parents qui voulaient l’école à la maison

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Des parents qui contestent la présence physique obligatoire des enfants à l’école dans le contexte de la pandémie n’ont pas convaincu le juge de leur accorder l’accès à une éducation à distance en attendant qu’une décision finale soit rendue.

« La décision d’aujourd’hui est vraiment décevante, en particulier pour les familles qui ont des problèmes médicaux assez graves, mais qui se sont vu refuser des exemptions médicales par leur médecin ou la commission scolaire », déplore Sarah Gibson, une maman qui fait partie des contestataires, en réponse au jugement sur l’ordonnance de sauvegarde, rendu mardi au palais de justice de Montréal. 

Remettant en question le plan du gouvernement obligeant la présence physique des enfants à l’école – sauf sous exemption –, des parents ont saisi les tribunaux pour obtenir le droit de choisir un retour scolaire « en personne ou à distance » dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Pas une urgence

S’ils espéraient obtenir une ordonnance pour leur permettre d’avoir accès à un enseignement à distance en attendant que la question finale soit tranchée en cour, le juge Frédéric Bachand n’a pas relevé une urgence dans leur demande. 

« [D]e manière générale, les avantages d’un retour à l’école en personne l’emportent largement sur les risques pour la santé – relativement faibles – auxquels les enfants québécois seront exposés », tranche-t-il dans son jugement. 

En attendant la suite des procédures, Mme Gibson n’aura pas d’autre choix que d’envoyer ses enfants à l’école, tout en « évaluant la situation au quotidien » et en « surveillant le décompte des cas dans la région », soupire-t-elle. 

Les dates pour la suite des procédures seront établies dans les prochains jours.