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COVID-19: deux fois plus d’écoles touchées?

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Un site amateur qui compile les cas de coronavirus dans les écoles de la province compte deux fois plus d’établissements touchés que la liste officielle publiée par Québec vendredi. 

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Lundi, covidecolesquebec.org recensait 101 écoles où au moins un cas de COVID-19 avait été déclaré depuis la rentrée. 

Ces données contredisent la liste rendue publique par le ministère de l’Éducation la semaine dernière, qui ne fait état que de 45 établissements touchés sur plus de 3100. 

« À la seconde où ils ont sorti la liste, j’avais 25 [écoles] qui étaient confirmées de mon côté, mais pas du leur. Et depuis ce temps, il y en a plein d’autres qui se sont rajoutées », affirme Olivier Drouin, le Montréalais à l’origine de cette initiative bénévole. 

Pourquoi cet écart ?

Le père de famille s’explique mal cet écart, surtout que les établissements touchés par un cas de COVID-19 sont tenus d’aviser tous les parents et le personnel de l’école, tel que le prévoit le protocole. 

C’est d’ailleurs grâce à des lettres officielles que des parents lui ont transmises ou à des articles de journaux qu’il a pu confirmer l’authenticité de chacun des 101 cas. 

« À partir du moment où une lettre est émise, il n’y a aucune raison que ça ne soit pas public », estime-t-il. 

Le ministère de la Santé et des Services sociaux précise pour sa part que sa liste est fondée sur les divulgations faites par les dirigeants des établissements scolaires.

Combler un vide

À l’origine, le site qu’Olivier Drouin a créé devait servir à dresser un portrait de la situation dans les écoles en l’absence d’une liste officielle. 

Toutefois, la publication vendredi de la liste gouvernementale le laisse sur sa faim. 

Non seulement est-elle incomplète et en retard sur la réalité, selon lui, mais deux écoles qui ne déplorent aucun cas y ont été mentionnées par erreur.

À l’aube d’une deuxième vague, le père aimerait plus de transparence et de précisions dans les données gouvernementales, notamment au sujet du nombre de cas dans chaque école. 

« Les gens ont besoin de savoir ce qui se passe. C’est l’inconnu qui crée la peur, pas le fait de voir le nom d’une école sur un site web. »

Cependant, le ministère de la Santé et des Services sociaux se refuse à divulguer des chiffres plus précis pour des raisons de confidentialité, affirme sa porte-parole.