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Une adresse à la nation, Monsieur Legault?

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C’est reparti. La courbe du virus file vers le haut. La 2e vague est à nos portes et notre relâchement laisse la nôtre entrouverte. C’est le temps, pour François Legault, d’une adresse à la nation.

Tous les facteurs sont réunis pour une 2e vague : le retour à l’école et au travail, l’automne et ses températures froides, des cas partout dans la province, le tout mélangé à un relâchement collectif. 

Le gouvernement Legault s’inquiète, ça se voit devant les caméras et ça se murmure derrière les portes closes...

Il voit bien que les nouvelles directives trouvent moins d’écho, moins de traction dans la population. Que les Québécois, quelque part pendant l’accalmie estivale, ont arrêté de tendre activement l’oreille. 

D’ailleurs, question : qui, parmi vous, écoute encore les points de presse gouvernementaux ?

Vous entendez, tout comme moi, les sons de criquets ? 

Il se trouve là le plus grand danger pour la 2e vague, dans ces sons de criquets.

Que face au virus, notre fatigue fasse en sorte qu’on devienne moins réceptif aux directives gouvernementales et qu’on hausse collectivement les épaules. 

Message

Le gouvernement a besoin de reconnecter avec les Québécois, de retrouver le lien qui existait dans les moments tumultueux du mois de mars.

Car il n’y a aucun doute que c’est ce lien mutuel, quasi fraternel, qui a convaincu les Québécois de mettre leur vie sur pause, d’aplatir la courbe et ultimement de sauver des vies.

François Legault, lui directement et lui seul, doit trouver une nouvelle façon de s’adresser aux Québécois.

Les publicités, les entrevues et les conférences de presse ont leur utilité, mais n’ont pas le même poids que lorsque le premier ministre le plus populaire de l’Histoire du Québec prend la parole.

Ne serait-ce pas le temps que le PM Legault mobilise les ondes, le temps de quelques minutes, pour une adresse à la nation ?

Pour rappeler cette vérité fondamentale : nous ne sommes pas encore à la fin de l’arc-en-ciel.