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Ivanhoé Cambridge croit que les travaux du centre-ville lui seront bénéfiques

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Nathalie Palladitcheff, la PDG d’Ivanhoé Cambridge, l’un des plus importants propriétaires immobiliers de Montréal, ne s’inquiète guère de l’abondance de chantiers qui paralysent actuellement plusieurs artères du centre-ville de la métropole.

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Au contraire, Nathalie Palladitcheff dit voir le tout d’un bon œil ; un avis qui tranche net avec celui de plusieurs commerçants ces derniers jours.

« Pour nous, qui visons le long terme, on pense que ces travaux (...) sont là pour participer à l’amélioration de la qualité et de la fluidité du centre-ville. Et donc, à terme, à la valorisation de nos actifs aussi », a-t-elle confié au Journal.

Plus d’un milliard

La filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec a investi « plus d’un milliard de dollars », ces dernières années, dans des immeubles du centre-ville. En plus de construire la Maison Manuvie – une tour de 24 étages –, Ivanhoé a allongé des centaines de millions de dollars dans la rénovation du Fairmont Le Reine Elizabeth, de la Place Ville Marie et du Centre Eaton.

Ces quatre propriétés phares de la métropole souffrent toutes, actuellement, des conséquences de la COVID-19, mais également de la poursuite des travaux majeurs de réfection de la rue Sainte-Catherine Ouest, un chantier entamé il y a déjà deux ans.

Une valeur ajoutée

« Je voudrais [pour le centre-ville] la même chose que je veux pour mes immeubles. C’est-à-dire qu’il crée de la valeur, qu’il apporte quelque chose », a déclaré Mme Palladitcheff jeudi, au cours d’une conférence de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

« Quand quelqu’un choisit de venir au centre-ville, a-t-elle poursuivi, il faut qu’il puisse y trouver autre chose [en termes d’expérience ou de service] que ce qu’il trouverait en restant chez lui. »

Durable... et rentable

Celle qui gère un portefeuille d’une valeur de 64 milliards de dollars d’actifs immobiliers à travers le monde insiste : tout chantier de cette importance doit être guidé par une vision à long terme.

Les investissements en transport collectif, comme dans le Réseau électrique métropolitain (REM) qui reliera le centre-ville aux banlieues, s’inscrivent dans cette logique, à son avis. Tout comme, ajoute-t-elle, son complexe CIBC Square, à Toronto, construit au-dessus d’une gare.

« Pourquoi est-ce bien ? » demande-t-elle. « Parce que c’est bon pour les employés et que c’est bon pour la planète. » Et que, comme pour les projets immobiliers d’Ivanhoé, illustre-t-elle, « ce qui sera durable sera rentable pour les Québécois. »