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«Un acquis précieux»

Lance Stroll se réjouit de la venue de Sebastian Vettel l’an prochain chez Aston Martin

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Photo d'archives, AFP Sebastian Vettel va défendre les couleurs de l’écurie Aston Martin la saison prochaine.

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Lance Stroll aura la chance et le privilège d’avoir un quadruple champion du monde comme coéquipier l’an prochain en F1.

La venue de Sebastian Vettel chez Aston Martin a été confirmée jeudi matin par l’écurie dirigée par Lawrence Stroll après que Sergio Pérez eut annoncé, la veille, son départ à la fin de la présente saison.

« En raison de son expérience, il sera un acquis précieux pour l’équipe, a indiqué le jeune pilote montréalais en visioconférence. Sa présence aura des effets bénéfiques pour la progression de notre écurie. »

L’écurie Racing Point, qui sera rebaptisée Aston Martin en 2021, s’est entendue pour deux saisons, tout au moins, avec l’Allemand de 33 ans, dont le divorce avec Ferrari a été annoncé en mai dernier.

 « La signature de Sebastian est un signal clair des ambitions de l’écurie de devenir l’un des concurrents les plus sérieux de la discipline », peut-on lire dans le communiqué de l’équipe.

Stroll dit avoir appris mercredi matin que les services de Pérez n’étaient plus requis l’an prochain. À vous de le croire ou pas... Une chose est certaine, en aucun temps, le volant de fiston n’a été menacé. Malgré sa bonne réputation, la position du Mexicain était certes plus vulnérable.

« Sebastian était au centre des rumeurs depuis longtemps, a raconté Stroll, alors j’imagine que certaines personnes de l’équipe le savaient depuis longtemps. »

Pas de statut particulier

Malgré son palmarès éloquent et notamment ses 53 victoires en F1 (qui lui confèrent le troisième rang derrière Michael Schumacher et Lewis Hamilton), Vettel ne bénéficiera pas d’un statut particulier auprès de son nouvel employeur.

« Comme c’est le cas actuellement, il n’y a pas de numéro un ni de numéro deux dans cette équipe, de prétendre Stroll. Ce n’est pas notre façon d’agir, dit-il. Nous avons la même voiture et on va fonctionner de la même façon avec lui. »

Reste à savoir si ses relations avec Pérez, sachant que ce dernier ne sera plus là l’an prochain et qu’il a clairement signifié que ce n’était pas sa décision de quitter le bateau, vont demeurer les mêmes au cours des prochaines épreuves.

« Sergio est très professionnel et on doit tous les deux penser en fonction de l’équipe, de prétendre Stroll. À chaque occasion, il veut me battre et moi je veux faire la même chose. L’important, c’est d’inscrire de bons résultats pour le bien de l’écurie. Le respect sera encore là. »

Une victoire en... F4

La F1 effectuera une deuxième escale consécutive en Italie ce week-end, mais une toute première au circuit du Mugello, propriété de Ferrari. Les deux monoplaces rouges vont d’ailleurs arborer une toute nouvelle livrée pour célébrer la 1000e course de la Scuderia en F1.

Le Grand Prix de Toscane n’était pas prévu au calendrier initial (et écourté), mais a été ajouté en raison de la pandémie. Stroll est l’un des rares pilotes du plateau actuel à avoir couru sur ce tracé, qu’il considère maintenant comme le plus rapide de la saison.

C’était toutefois en F4, une épreuve qu’il avait gagnée il y a six ans. 

« Une F4 est environ 35 secondes plus lente au tour sur cette piste, souligne-t-il. Il n’y a aucune comparaison à faire. Il faudra s’attendre à une course intense dimanche. L’enchaînement des deux premiers virages est impressionnant. »


Stroll n’est pas d’accord sur la possibilité, dans certaines courses l’an prochain, de voir les positions inversées sur la grille de départ, comme l’envisage le directeur technique et sportif de la F1, Ross Brawn. « Ce n’est pas dans la nature de notre sport, affirme le Québécois. Le plus rapide mérite de partir de la première position. Sinon à quoi servirait la séance de qualifications ? » Bon point.