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[EN IMAGES] Une soirée arrosée dans un bar comme si la COVID n’existait pas

Plusieurs des consignes du gouvernement n’ont pas été respectées dans un établissement montréalais

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Pas de masques, pas de distanciation sociale et beaucoup de danse : une trentaine de personnes se sont réunies dimanche soir dans un resto-lounge montréalais pour un anniversaire, sans respecter les mesures sanitaires obligatoires.

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C’est ce qu’il a été possible de constater en regardant les images d’une vidéo enregistrée au Bled Resto-Lounge, rue Saint-Denis à Montréal, puis diffusée sur les réseaux sociaux par un participant. Depuis, la vidéo a été supprimée.     

  • Écoutez Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor, à QUB radio:    

Mais bien que l’interdiction de danser dans les bars soit toujours en vigueur et que la distanciation de deux mètres soit de mise, surtout si l’on ne porte pas de couvre-visage, on voit clairement sur les images que personne ne respecte les règles. 

D’autant plus qu’actuellement, ce sont les personnes de moins de 40 ans qui sortent davantage dans ces endroits et qui sont les plus touchées, selon les données du gouvernement du Québec.

Les invités du Bled Resto-Lounge de Montréal ne portaient pas de masques, ne respectaient pas la distanciation sociale et dansaient, ce qui est interdit.
Photomontage captures d’écran Instagram
Les invités du Bled Resto-Lounge de Montréal ne portaient pas de masques, ne respectaient pas la distanciation sociale et dansaient, ce qui est interdit.
  • Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen avec Benoit Dutrizac à QUB Radio:  

Bien qu’il soit au courant de l’interdiction de danser, Alimou Condé, propriétaire du Bled Resto-Lounge, assure qu’il y a eu une perte de contrôle.

« Quand les gens commencent à boire de l’alcool, ça devient difficile de faire respecter les mesures », explique-t-il.      

  • Écoutez La rencontre Dutrizac-Dumont à QUB radio:   

Selon ce dernier, joint par téléphone, l’événement était un anniversaire privé et s’est tenu dans le sous-sol de l’établissement, où personne d’autre que les invités ne pouvait accéder. 

M. Condé assure par ailleurs que tous les clients qui rentrent dans l’établissement doivent porter un masque et que les mesures sont normalement respectées.

Pour Benoît Mâsse, professeur titulaire à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, ce genre de lieu est un endroit de prédilection pour la propagation du virus.

« Ce sont des endroits fermés, souvent mal ventilés où il y a beaucoup de monde qui ne maintiennent pas la distance, explique-t-il. Il suffit qu’il y ait une personne atteinte, pour en infecter 20, 30, 40 et qui, eux, vont en infecter d’autres. C’est vraiment jouer à la roulette russe. »      

  • Écoutez la revue de l'actualité de Pierre Nantel et Maude Boutet à QUB radio:   

Vers une nouvelle fermeture

Par ailleurs, le Dr Mâsse pense que si ces comportements persistent, le gouvernement du Québec n’aura pas d’autre choix que d’imposer de nouveaux règlements, comme en Colombie-Britannique. 

Cette dernière vient de prendre de nouvelles mesures drastiques pour éviter une propagation, comme la fermeture totale des boîtes de nuit ou encore l’arrêt du service d’alcool après 22 h dans les bars et leur fermeture à 23 h.

  • Écoutez la chronique de Danny St-Pierre, à QUB Radio:

« Ce serait vraiment dommage, parce que tous ceux qui suivent les directives, que ce soit les jeunes ou les bars, risquent d’être pénalisés », ajoute-t-il.

De son côté, la Santé publique de Montréal est encore préoccupée par les rassemblements dans des parcs, les partys, les mariages et autres événements similaires.

« Les cas qui nous rapportent avoir fréquenté de tels rassemblements indiquent que les mesures ne sont généralement pas respectées en tout temps et qu’ils observent un certain relâchement au cours des dernières semaines », indique Éric Forest, porte-parole pour la Direction de la santé publique de Montréal. 

Pas plus de signalements

Pour le moment, la DRSP ne note pas d’augmentation de signalements concernant les bars, tout comme le Service de police de la Ville de Montréal.

« La collaboration des participants et organisateurs est essentielle pour réduire les risques d’éclosion associés à des rassemblements et diminuer leur ampleur lorsque celles-ci surviennent », rappelle le porte-parole de la DRSP.