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Des bars de danseuses pourraient fermer

Les mesures sanitaires sont trop strictes, estiment des propriétaires

Bar La Broussaille
Photo Jérémy Bernier Denis Lemoine, propriétaire du bar La Broussaille, à Québec, ne voit pas comment son établissement pourra survivre sans « danses contact ».

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Durement affectés par la pandémie et les mesures sanitaires actuelles, des propriétaires de bar de danseuses craignent de devoir mettre la clef sous la porte si les autorités ne font pas preuve de flexibilité.

Le bar La Broussaille, dans le secteur Vanier à Québec, a reçu la visite des policiers, jeudi.

Ces derniers, qui séviront désormais plus durement pour faire respecter les règles sanitaires, ont alors constaté qu’il y avait des «danses contact» qui étaient faites «sans aucun respect du décret». Des constats d’infractions pourraient être remis.

Pour Denis Lemoine, propriétaire de l’établissement, les danses contact sont le pain et le beurre de son entreprise. Sans elles, le glas sonnera pour La Broussaille.

«On n’a déjà presque plus de clients. Si on n’a plus de danse contact, oublie ça. Je ne survivrai pas à ça», déplore M. Lemoine, dont l’achalandage a diminué de 75 % depuis la crise sanitaire.

D’après lui, ses clients insatisfaits se dirigeront vers les salons de massage érotique, où «là, les règles sanitaires ne sont vraiment pas respectées».

Même son de cloche chez le propriétaire du bar Le Folichon, Gaétan Bélanger, qui croit qu’il n’y aura bientôt plus de bars de danseuses à Québec en raison des «normes trop strictes» de la Santé publique.

«En plus, les gens devront s’inscrire sur un registre. J’ai bien hâte de voir ça, c’est sûr qu’ils n’iront plus [...]», estime l’homme.

Une «zone grise»

Denis Lemoine, de La Broussaille, avait reçu une première visite du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), une semaine plus tôt. Croyant avoir eu la bénédiction de la Santé publique, il n’a pas modifié ses activités.

«J’ai appelé la Santé publique. On m’a dit que c’était la même chose que les salons d’esthétisme, de coiffure ou de massage. C’est la visière, ou les lunettes, et le masque. J’ai toujours respecté ça», raconte-t-il. 

«Je ne suis pas un récalcitrant. Mais il y a une grosse zone grise. On me dit de respecter les deux mètres, mais pour les coiffeuses, par exemple, il n’y a pas les deux mètres !» affirme M. Lemoine, qui souligne n’avoir eu aucun cas de COVID-19 jusqu’à présent.

Ailleurs qu’à Québec, des corps de police n’ont pas recensé de problématiques reliées au non-respect des règles de santé publique dans les bars de danseuses.

«Aucune problématique majeure n’a été rapportée sur notre territoire», a indiqué le lieutenant Hugo Fournier, porte-parole à la Sûreté du Québec.

«Des effectifs sont déployés dans les endroits où il est possible que des infractions soient commises.»

Sensibilisation

À Laval et sur la Rive-Sud de Montréal, beaucoup de sensibilisation a été effectuée auprès des propriétaires de bar d’effeuilleuses, ce qui semble avoir porté ses fruits.

«La majorité de ces établissements sont fermés à Laval, mais pour ceux qui sont ouverts, il n’y a pas de problématique qui a été rencontrée», a souligné l’agente Stéphanie Beshara, de la police de Laval.

«Nous avons une équipe de six policiers mandatés afin d’effectuer de telles visites», a fait savoir Jean-Pierre Voutsinos, relationniste pour le Service de police de l’agglomération de Longueuil.

Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on a refusé de dire si des constats d’infractions avaient été donnés dans des bars de danseuses de la métropole.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.