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Finances personnelles: Quoi faire avec un surplus budgétaire post-confinement?

Finances personnelles: Quoi faire avec un surplus budgétaire post-confinement?
Unsplash | Ryan Moreno

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Si la crise a été dure pour les finances personnelles de bien des individus, elle a aussi permis à d’autres, dans des situations plus stables, de s’enrichir. Moins de sorties, moins d’achats imprévus, plus de temps à la maison: certaines personnes ont réalisé de grandes économies sans savoir comment les gérer.

Étienne Proulx, conseiller en sécurité financière et conseiller en assurances et rentes collectives auprès de la Sun Life, prodigue quelques conseils sur la façon de gérer un surplus post-confinement.

Le remboursement des dettes  

Son premier conseil est simple: «rembourser ses dettes de consommation, c’est-à-dire les cartes de crédit et les prêts à la consommation».

Le truc de M. Proulx est de régler la plus petite dette en premier lieu, puis de s’attaquer à la deuxième en se servant de l’économie mensuelle réalisée par la première.

«Supposons que la première dette est remboursée à raison de 100$ par mois, et la deuxième à 200$ par mois. Il reste 1000$ à rembourser sur la première, donc on la règle si on a un surplus. Ensuite, on prend les 100$ pour rembourser 300$ par mois sur celle que l’on remboursait à coup de 200$ pour l’achever plus rapidement», explique le conseiller en sécurité financière.

Finances personnelles: Quoi faire avec un surplus budgétaire post-confinement?
Unsplash | Arisa Chattasa

En remboursant ses dettes et en ayant moins d’espace utilisé dans son crédit rotatif (carte de crédit ou marge de crédit), une personne pourra ainsi améliorer sa cote de crédit beaucoup plus facilement. De plus, il est fortement conseillé de rembourser une dette dont le taux d’intérêt est plus élevé en premier lieu.

La cagnotte d’urgence  

«Ce n’est pas une course effrénée à rembourser ses dettes coûte que coûte, puisqu’il faut se garder une marge de manœuvre en cas de reconfinement», nuance M. Proulx.

Dans l’ABC de la planification financière, on recommande d’avoir toujours trois mois de revenu brut dans son compte. Avec un surplus, il peut donc s’avérer vigilant de gonfler son fonds d’urgence pour atteindre cet objectif. 

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Unsplash | Caleb Martin

M. Proulx le conseille particulièrement pour de jeunes parents qui pourraient avoir à garder les enfants à la maison s’ils sont malades cet automne. «Il faut pouvoir assumer quelques jours en télétravail ou en arrêt complet, mais ce n’est pas tout le monde qui a ça dans son budget mensuel», dit-il.

Un bon moment pour investir en bourse?  

Pour une personne souhaitant investir en bourse, le spécialiste rappelle qu’il n’y a pas de mauvais moment pour se lancer, mais qu’il faut agir avec prudence et en connaissance de cause en raison de la crise actuelle. Un repli boursier est à prévoir dans les prochaines semaines et serait même déjà entamé depuis peu.

«Ce n’est peut-être pas le temps de rentrer des montants forfaitaires d’un seul coup dans un marché présentement. Je suis quelqu’un qui prône beaucoup l’achat périodique c’est-à-dire de manière régulière, plutôt que de rentrer un montant de 10 000$ d’un coup. Si le marché baisse de 20%, deux jours après, le montant peut valoir 8000$.»

REEE, CELI ou REER?  

Il peut parfois être difficile de choisir, selon sa situation, ce qui convient le mieux pour épargner. Étienne Proulx, lui, dit avoir tendance à favoriser le REEE (Régime enregistré d’épargne-études) pour les familles, en raison de la contribution accordée par le gouvernement fédéral (20%) et provincial (10%). «C’est un des placements les plus rentables pour les parents», souligne-t-il.  

Pour une personne sans enfant, le spécialiste aura tendance à favoriser le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt). «Il peut autant jouer comme un fonds d’urgence pour avoir des liquidités dans une vision à court terme qu’il peut être utilisé comme un outil d’épargne-retraite pour certaines strates de la population».

Cela dit, il faut selon lui être conscient des règles du CELI et du REER (Régime enregistré d’épargne-retraite) et voir ce qui convient le mieux à chacun.

Statue, on ne bouge plus  

Pour ceux et celles qui sont moins à l’aise avec leurs finances personnelles et qui pourraient être tentés de laisser dormir leur cagnotte dans un compte courant, M. Proulx estime qu’une réflexion s’impose.

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Unsplash | Zack Dowdy

«Ce n’est pas grave si la personne a un magot ramassé dans son compte, si elle n’a plus de dettes de consommation à rembourser. Ce n’est pas grave si la personne passe à l’action dans un avenir rapproché, mais il ne faut pas rester comme ça pendant deux, trois ou quatre ans, car on laisse sur la table plusieurs milliers de dollars en raison de l’intérêt composé sur le long terme».

Et en cas de doute, un conseiller en sécurité financière peut toujours intervenir et poser un diagnostic qui permettra d’investir selon sa tolérance au risque.

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