/sports/opinion/columnists
Navigation

1er décembre: aucune garantie...

Centre Bell
Photo d’archives La haute direction du CH n’est pas enthousiaste à l’idée de jouer des matchs devant plus de 14 000 sièges vides la saison prochaine.

Coup d'oeil sur cet article

De prime abord, l’objectif est d’amorcer la prochaine saison, celle de 2020-21, le 1er décembre.

La réalité : il n’y a aucune garantie que cet objectif sera respecté.

Deuxième point : le prochain calendrier comportera-t-il, comme à l’habitude, un engagement de 82 matchs pour chacune des 31 formations ? C’est l’objectif des propriétaires.

La réalité : il n’y a aucune garantie que cet objectif sera respecté.

Les propriétaires, les joueurs, tous ceux qui sont impliqués dans la grande industrie du hockey professionnel vivent présentement dans l’inconnu. On peut dresser des dizaines de scénarios... en bout de page, il faut laisser de l’espace pour combler l’essentiel : y aura-t-il une prochaine saison ?

Devra-t-on passer son tour devant les événements qui perturbent la planète ? Le monde du sport nage dans l’incertitude. Les propriétaires, éventuellement, ne voudront plus ouvrir le coffre-fort pour éponger les déficits. Quand pourra-t-on reprendre les activités comme c’était le cas avant la COVID-19 ? Le pourra-t-on vraiment ? Doit-on entretenir des doutes ?

Tout est en suspens.

Même si les Japonais claironnent qu’il y aura des Jeux olympiques l’an prochain. Pandémie ou pas ?

Le baseball n’est pas au bout de ses peines. Le basketball non plus. D’ailleurs, les propriétaires ont annoncé, de concert avec l’Association des joueurs, que le début de la saison 2020-21 sera retardé de quelques semaines.

Peut-être quelques mois, qui sait ?

Le football de la NFL s’infiltrait... dans les salons, jeudi soir, pour un long parcours de cinq mois. Sur le plan de la compétition, on n’entrevoit aucun problème... du moins pour l’instant. Mais, si jamais la COVID-19 frappe quelques formations, suspendra-t-on les activités ?

Et le hockey

Et le hockey de la Ligue nationale, peut-on amorcer la prochaine saison avec des gradins à moitié inoccupés ? C’est tout à fait irréaliste, considérant dans un premier temps que les revenus des équipes dépendent en grande partie de l’achalandage aux tourniquets.

Dans une entrevue réalisée plus tôt cette semaine, Bill Daly, le bras droit de Gary Bettman, déclarait au journaliste Pierre Lebrun que rien n’avait changé dans les plans établis, il y a quelques semaines... mais, que l’on ne pouvait pas déclarer officiellement que la prochaine saison s’ébranlera le 1er décembre.

Daly sait très bien que c’est impensable, du moins présentement.

Y a-t-il un propriétaire intéressé à engloutir des millions de dollars dans une industrie qui ne peut desservir sa clientèle que par le biais de la télévision ? Certains diront qu’il y a la publicité sur les rampes qui rapportent gros... mais c’est nettement insuffisant. Et si jamais les détenteurs de droit insistent sur le fait que l’unique façon pour les propriétaires des équipes de valoriser leurs partenaires commerciaux, ça passe par les matchs diffusés à la télé, qui dit que les réseaux n’exigeront pas un pourcentage des revenus commerciaux ou encore une facture moins salée des droits annuels de télédiffusion ?

Geoff Molson n’est pas très enthousiaste à l’idée de jouer des matchs devant 7000 personnes, contraintes à des règles sanitaires très strictes et de réaliser des revenus ne pouvant couvrir les frais d’exploitation.

AJLNH en attente

L’Association des joueurs suit le dossier avec un intérêt particulier. Elle devra apporter une large contribution pour combler le manque à gagner si jamais on reprend les activités avec moins de matchs au calendrier... et forcément moins de partisans dans les gradins en raison de la pandémie.

Croire qu’on pourra obtenir pleine rémunération est de la pure fiction.  

Y aura-t-il une saison 2020-21 ?

Il y aura une saison 2021, mais avec de nouvelles règles d’opération. Une saison qui s’éternisera jusqu’à la fin de juillet... ce qui, de prime abord, n’est pas à recommander. Par contre, fermer complètement les activités n’est pas une solution qui servira l’industrie.

La Ligue nationale s’apprête à entrer dans une négociation intense sur l’attribution des droits de télédiffusions de ses matchs aux États-Unis. Elle gagne en popularité avec le résultat que NBC sport, ESPN et Amazon ont déjà signifié leur intérêt. Par conséquent, la ligue ne peut donc pas repousser les discussions. Les trois réseaux iront ailleurs si Gary Bettman et son groupe ne sont pas à la table des négociations.

On est dans l’inconnu.

Mais, il faudra bien trouver les solutions. Et, les joueurs doivent se préparer à payer une partie de la facture.