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Le party se déplace sur les trottoirs à Montréal

La distanciation semble être respectée à l’intérieur des bars, mais pas à l’extérieur

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Les fêtards étaient nombreux à s’agglutiner sur les trottoirs devant les bars du boulevard Saint-Laurent vendredi soir en dépit des nouvelles mesures plus strictes annoncées par Québec.

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En marchant sur la Main, haut lieu de la scène nocturne montréalaise, il y avait de quoi être surpris.

Les règles qui s’appliquent aux bars et aux boîtes de nuit – pas plus de 50 % de leur capacité d’accueil normale et la nouvelle obligation de tenir un registre des clients – ont provoqué des attroupements près de l’entrée de ces établissements.

De longues files de jeunes adultes, masqués ou non, faisaient fi de la distanciation physique sur le trottoir en attendant de pouvoir entrer.

Cette situation contrarie Peter Sergakis, président de l’Union des tenanciers de bars du Québec.

« Dehors, c’est notre responsabilité aussi. Ceux qui attendent à l’extérieur, ce sont nos clients », rappelle-t-il, voulant éviter à tout prix une nouvelle fermeture des bars.

Rappelons qu’à la suite d’une éclosion qui a touché au moins 72 personnes au bar Le Kirouac, à Québec, la Santé publique a interdit le karaoké, comme c’était déjà le cas pour la danse.

Registre des clients

Au passage du Journal, quelques établissements, mais pas tous, exigeaient le nom et le numéro de téléphone de leurs clients.

Le gouvernement oblige depuis vendredi la tenue d’un tel registre afin faciliter le traçage des contacts d’une personne qui contracte la COVID-19.

Il y a une dizaine de jours, le premier ministre François Legault n’excluait pas de resserrer encore une fois les règles ou même de fermer les bars si la situation s’aggravait davantage.

S’il y avait foule à l’extérieur, à l’intérieur des bars, le portrait était tout autre.

Par les grandes fenêtres qui bordent le boulevard Saint-Laurent, on pouvait distinguer des fêtards habillés pour veiller, sagement assis, un verre à la main. Les serveurs, masqués, allaient et venaient sans avoir besoin de se faufiler dans une foule compacte.

Dans la boîte de nuit Muzique, même la piste de danse était complètement vide malgré le DJ qui continuait à faire jouer du reggaeton au volume habituel.

Le plancher de danse du Bled, cible de critiques après une soirée dansante sans distanciation, était lui aussi pratiquement désert.

La soirée s’essouffle

À mesure que l’heure a avancé, les zones d’attente des bars normalement les plus achalandés se sont vidées.

Après le last call de minuit prévu dans les règles, les clients se sont faits de plus en plus rares jusqu’à la fermeture à 1 h.

« C’est plate, mais on n’a pas le choix » s’est résignée Charlotte, rencontrée devant le club Jack Rouge.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.