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Le porc du Québec, un produit d’ici à 100%

Pork steak on a bone with rosemary and greens in a black plate. Top view. Free copy space.
Photo Adobe Stock

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Alors qu’elle s’annonçait une très bonne année économiquement, l’année 2020 ne fait pas de cadeau aux quelque 2700 éleveurs de porcs du Québec. Si la consommation de leur viande est forte, les prix sont bas.

Malgré tout, cela n’altère en rien la fierté que ressent David Duval, le président des Éleveurs de porcs du Québec, pour le porc produit entièrement chez nous.

« À travers le Québec, il y a plein de producteurs, d’usines de transformation et d’abattoirs, dit-il. On génère beaucoup de valeur ajoutée à travers le Québec, et un de nos défis, c’est d’arriver à dire que les grandes chaînes d’alimentation ne vendent que du porc québécois [...] On a toujours cru en l’achat local ; on a le produit, on le transforme ici... Pourquoi on ne le consommerait pas totalement ici ? »

Collés à la réalité

L’industrie porcine se hisse au deuxième échelon des plus importants secteurs agroalimentaires au Québec. L’exportation représente la grande majorité des ventes et les producteurs doivent placer la barre haut en matière de qualité.

« Le secteur exporte dans 80 pays à travers le monde ; il est obligé de se mettre sur la coche’ tout le temps, sinon il va perdre ses marchés, explique David Duval. On se met sur la coche au niveau du bien-être animal, de l’environnement... Tout ça fait partie de notre rapport de responsabilité sociale. »

« Depuis quelques années, on s’est rapprochés des tendances, on a voulu voir ce que les gens veulent et comment les consommateurs se distinguent [...] La viande porcine a beaucoup de qualités ; on développe plusieurs subtilités. »

Le jour et la nuit

S’il avait fait beaucoup de vagues à sa sortie en 2001, le documentaire-choc Bacon, le film ne dépeint plus du tout l’industrie porcine d’aujourd’hui, assure David Duval.

« On a encore des défis, mais c’est le jour et la nuit depuis le jour où on a vécu le film. On s’est fait donner deux ou trois claques dans la face et on n’a pas nécessairement réagi correctement. On était offusqués de ça, mais une fois que la poussière est retombée, on a dit : “on a agi des fois peut-être trop rapidement, sans poser les bonnes questions aux consommateurs, on n’a pas assez démontré aux consommateurs tout ce qu’on faisait”... »

« Aujourd’hui, je suis content et je suis capable de dire au consommateur tout ce qu’on fait et où la production porcine au Québec se situe par rapport au reste de la planète. »