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Les 50 ans de la crise d'Octobre: voyez des photos et documents inédits de la crise

Ce pan de l’histoire du Québec fait encore réagir et des découvertes relancent des débats parfois émotifs

Crise d'octobre
Photo courtoisie, Jacques Bourdon

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Rarement un événement a fait couler autant d’encre au Québec. Pourtant, 50 ans après la crise d’Octobre, de nouvelles informations continuent d’émerger.

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Dans la première de deux chroniques, Antoine Robitaille révèle l’existence d’une liste officielle des quelque 500 personnes arrêtées sans mandat après l’adoption de la Loi sur les mesures de guerre.  

Cette fameuse liste, sur laquelle figurent les noms de Gérald Godin, de Pauline Julien et de Gaston Miron, entre autres, confirme la thèse voulant que les chefs de gouvernement, Bourassa et Trudeau, aient été au courant de l’arrestation imminente de ces artistes.

C’est l’historien Éric Bédard qui en a fait la découverte. Lisez cette étonnante histoire dans la chronique ci-contre.  

Demain, notre chroniqueur pose la question : Justin Trudeau doit-il s’excuser pour les arrestations sans mandat autorisées par son père ? 

Il contraste avec les opinions du journaliste Louis Fournier et de l’ex-ministre Marc Lalonde, notamment.

  • Écoutez l'entrevue de Jacques Bourdon avec Benoit Dutrizac à QUB Radio:

Des images qui parlent

L’armée canadienne encercle le lieu où est retenu James Cross, sur l’avenue des Récollets, à Montréal-Nord, le 3 décembre 1970.
Photo d'archives, Jacques Bourdon
L’armée canadienne encercle le lieu où est retenu James Cross, sur l’avenue des Récollets, à Montréal-Nord, le 3 décembre 1970.

Dans les pages suivantes de ce cahier, vous plongerez au cœur de la crise grâce aux images captées par le photographe retraité du Journal de Montréal Jacques Bourdon. 

Témoin privilégié des événements, il raconte avec vivacité cette époque où policiers et journalistes se rencontraient sans gêne sur les scènes de crime. 

Le photographe du Journal, Jacques Bourdon, aujourd’hui à la retraite.
Photo Chantal Poirier
Le photographe du Journal, Jacques Bourdon, aujourd’hui à la retraite.

« Les policiers nous laissaient les accompagner dans les opérations, beaucoup plus qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas d’affaires de grand cordon jaune pour bloquer l’accès. Au cours de ma carrière, je me suis souvent retrouvé seul avec un cadavre sur les lieux d’un crime, pendant que les premiers policiers attendaient l’arrivée des renforts », se souvient-il.  

À suivre

Le week-end du 26 septembre, Antoine Robitaille reviendra sur le meurtre inexpliqué de Mario Bachand, en marge de la sortie de la série documentaire Le dernier felquiste, sur Club illico, le 1er octobre. 

Il relate son expérience sur les traces de ce militant du Front de libération du Québec assassiné près de Paris en 1971.

Bonne lecture !

Élizabeth Ménard, adjointe au directeur des cahiers 

La vraie liste d’Octobre 70     

Crise d'octobre
Photo Chantal Poirier

Pour un historien, dénicher un document inédit, déterminant, dont on commençait à douter de l’existence, c’est un peu comme gagner à la loto.

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Une escalade de violence     

Crise d'octobre
Photo d'archives, Jacques Bourdon

Les nuits de l’automne 1970 ont été mouvementées pour le photographe du Journal de Montréal, Jacques Bourdon, et ses collègues journalistes. Tandis que l’armée canadienne occupait les rues, la « police provinciale » menait des perquisitions nocturnes pour retrouver le ministre Pierre Laporte et le diplomate britannique James Cross, enlevés par le Front de libération du Québec (FLQ). En parallèle, les journalistes de la radio, seul média de nouvelles en continu à l’époque, parcouraient fréquemment la métropole pour retrouver un communiqué des ravisseurs, qu’il soit un authentique ou un canular. « Ils recevaient un appel anonyme qui disait : un message est caché dans le bottin d’une cabine téléphonique à l’angle de telles rues, se souvient M. Bourdon. Quand on était sur un événement et qu’on voyait les gars de la radio déguerpir en vitesse, on les suivait parce qu’on savait que c’était peut-être un nouveau communiqué du FLQ. » Cinquante ans après les faits, le photographe retraité a accepté de revenir, en photos, sur sa couverture de la crise d’Octobre.

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