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Les nombrils

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Dès samedi, les autorités vont se faire plus présentes dans les lieux fermés pour faire respecter les mesures visant à diminuer la propagation de la COVID-19.

Les bars et les restaurants, au premier chef, doivent s’attendre à des visites dans les prochains jours. Marchons-nous vers un État policier ?

Je, me, moi

Comment se fait-il, vous dites-vous, qu’on en soit rendu là ?

Est-ce que c’est à cause d’une bande d’insouciants incapables de s’empêcher de faire du karaoké à Québec ? Est-ce que c’est la faute de deux ou trois bars de danseuses qui offrent des services hors scène ?

La vérité est tout autre.

Faites un petit détour par la salle de bain et prenez deux minutes pour vous regarder en pleine face. La voilà votre réponse. La faute à qui ? La faute à vous. La faute à moi, la faute à nous.

À moins de vivre dans le bois comme un ermite, on a tous, à un moment ou un autre, enfreint les règles de distanciation, de port du masque et de lavage des mains.

Ego trip

Le plus drôle, c’est qu’on se surprend que la police soit obligée d’intervenir aujourd’hui.

Toutes les personnes à qui j’ai parlé, sans exception, pensent que le problème vient de quelqu’un d’autre.

« Je fais attention », « Je ne vois presque personne », « Je ne sors jamais », « Je ne suis pas malade », mon p’tit moi, mon p’tit nombril, je suis mieux que les autres. Eh oui !

Mais si on était tous si parfaits que ça, il n’y en aurait plus de pandémie !

Si 100 % des gens respectaient 100 % des consignes, les cas de COVID-19 seraient déjà rarissimes.

Plutôt que ça, on fait de notre mieux. Soit on oublie, soit on est fatigué, mais ultimement, on baisse la garde.

Ça fait six mois que ça dure, tout ça. Êtes-vous prêts pour un autre six mois ?