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Trump se rendra lundi dans l’Ouest américain, ravagé par les incendies

Trump se rendra lundi dans l’Ouest américain, ravagé par les incendies
AFP

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Le président Donald Trump a fait savoir qu’il se rendrait, lundi, en Californie pour prendre la mesure des incendies qui ravagent tout l’Ouest américain, où ils ont fait 27 morts, cet été, et déjà brûlé plus de deux millions d’hectares depuis le début de l’année. 

Pour les autorités locales comme pour de nombreux experts, l’ampleur de ces feux de forêt, qui s’étendent du Canada au Mexique, est indubitablement liée au changement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes. C’est aussi l’avis de Joe Biden, adversaire démocrate du président Trump dans l’élection présidentielle de novembre, qui a dénoncé, samedi, «une menace existentielle».

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Et il a pris à partie Donald Trump, climatosceptique notoire. «Le président Trump peut chercher à nier la réalité, mais les faits sont indéniables. Nous devons absolument agir pour éviter un avenir marqué par un déluge sans fin de tragédies, comme celle subie par les familles américaines dans l’Ouest aujourd’hui», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Au moment même où Joe Biden s’exprimait, la Maison-Blanche annonçait que «le président Donald Trump se rendrait en Californie, lundi, où il sera informé de la situation des incendies dans l’État». 

M. Trump doit rencontrer des responsables des services d’urgence, en première ligne pour combattre des feux qui ont déjà calciné 1,2 million d’hectares en Californie cette année, un record. Si l’on ajoute la végétation brûlée dans l’Oregon et l’État de Washington, les incendies de forêt ont consumé plus de deux millions d’hectares, alors que la saison des feux ne s’achève, en théorie, qu’en novembre.

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«Nombre considérable de morts»?

Sur place, les autorités se préparaient au pire, une fois que les secours auront pu retourner dans des zones encore inaccessibles.

Au total, au moins 19 victimes ont été recensées, cette semaine, dans les trois États de la côte ouest touchés, mais il était encore impossible d’évaluer l’étendue réelle des destructions.

Les quelque 20 000 pompiers luttant contre les flammes comptaient sur une météo plus fraîche et humide pour leur offrir un peu de répit ce week-end.

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«Nous nous préparons à un nombre considérable de morts, en nous fondant sur ce que nous savons du nombre de bâtiments détruits», a déclaré vendredi Andrew Phelps, directeur des services de gestion des urgences de l’Oregon. 

Plus de 400 000 hectares sont partis en cendres dans cet État, où sept morts ont été recensés cette semaine, selon le dernier décompte réalisé samedi par l’AFP. Les secours sont sans nouvelles de dizaines d’autres personnes.

Les zones menacées concernent 500 000 habitants au total dans l’Oregon, et un peu plus de 40 000 personnes avaient effectivement été évacuées vendredi à la mi-journée.

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Fumée et pollution record

Une quinzaine de familles originaires de la ville d’Estacada, évacuée en début de semaine, ont ainsi trouvé refuge sur le stationnement d’une université à Gresham (20 km à l’est de Portland), où des toilettes provisoires ont été installées.

Abrités dans des autos-caravanes, des caravanes ou des tentes, ils passent le temps en discutant autour de barbecues. «Nous sommes partis mardi, et nous avons été évacués quatre fois au gré de la progression du feu et de la fumée», explique à l’AFP Bill, 49 ans, qui a fui avec son épouse, ses quatre filles, son chien et ses cochons d’Inde.

Il a beau avoir emporté «tout ce qu’il faut», il dit avoir hâte de rentrer pour voir si sa maison et celles de ses voisins sont toujours debout.

Peu avant d’évacuer, Joy, 56 ans, assure avoir vu «un oiseau en train de voler et tomber soudainement». «J’ai dit: "ça tue les créatures de Dieu, je ne veux pas mourir moi aussi". Alors, on est partis» par des rues recouvertes de «presque cinq centimètres de cendres», lance-t-elle.

Sur le stationnement, Roland Putman, 35 ans, doit se contenter d’une tente, mais n’est pas encore prêt à retourner chez lui à Estacada. «Mes parents sont rentrés ce matin, mais c’est trop enfumé», explique-t-il.

Avec Portland, les villes de San Francisco et Seattle figuraient parmi celles ayant le taux de pollution les plus élevés du monde samedi, selon le classement établi par la société IQAir.

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Dans la Californie voisine, le bilan de la semaine est passé samedi à onze victimes des flammes, dont neuf dans le seul comté de Butte, encore traumatisé par le souvenir des incendies de novembre 2018 qui avaient fait 86 morts et réduient en cendres la ville de Paradise.

Huit personnes avaient déjà trouvé la mort dans les incendies en août.

Seule bonne nouvelle du jour: ce que les secours avaient initialement pris pour une victime n’était, en réalité, qu’un squelette de laboratoire carbonisé, en résine.