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Gallagher prévoyait revenir au jeu

Même avec une mâchoire fracturée, il comptait participer au tour suivant

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Photo d’archives Brendan Gallagher a reçu un violent double-échec au visage de la part du défenseur Matt Niskanen, le 19 août, lors du cinquième match de la série entre le Canadien et les Flyers.

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Si le Canadien était parvenu à renverser la vapeur et à éliminer les Flyers, il aurait pu compter sur le retour de son soldat le plus aguerri, quelque part lors du tour suivant.

C’est du moins l’intention qu’avait Brendan Gallagher avant de voir ses coéquipiers être évincés de la bulle torontoise, quelques minutes avant de passer sur la table d’opération.

Deux jours plus tôt, Gallagher avait été contraint de déclarer forfait en raison d’une fracture de la mâchoire, gracieuseté d’un violent double-échec au visage de la part du défenseur Matt Niskanen.

« C’est certain qu’il aurait fallu que j’obtienne le feu vert des médecins, mais je crois que j’aurais pu revenir au tour suivant. C’est dommage que notre parcours se soit arrêté là. Les gars ont joué du hockey solide » a indiqué lundi Gallagher, par voie de téléconférence, depuis la Colombie-Britannique.

Blessé à une hanche

On peut se demander si les intentions du fougueux attaquant auraient été réalistes. En plus de devoir se nourrir aux suppléments alimentaires pendant quelque temps, l’attaquant de 28 ans a joué en dépit d’une déchirure à un muscle d’une hanche. 

« Ma hanche n’était pas un problème », a-t-il assuré.

Sauf qu’à plusieurs occasions, Gallagher n’a pas semblé au sommet de sa forme pendant le parcours éliminatoire du Canadien. En neuf matchs, il n’a marqué qu’un but. Évidemment, ça n’explique pas tout, mais nul doute que ce malaise l’a ralenti quelque peu.

« J’ignore quand cette blessure est survenue. Par contre, je sais que les quelques jours de repos pendant lesquels nous nous sommes préparés à affronter les Flyers ont grandement aidé », a-t-il mentionné.

Dans ce cas-ci, Gallagher ne devrait pas avoir à subir d’opération. Des visites chez le physiothérapeute et quelques séances d’entraînement pour renforcir sa hanche devraient suffire.

« C’est le genre de blessure dont finissent par souffrir la plupart des joueurs de hockey », a-t-il expliqué.

« Alain m’a fait rire »

Gallagher a fait les manchettes bien malgré lui au cours des jours suivant sa mésaventure. Dès le lendemain matin, Alain Vigneault a mis en doute sa blessure. 

Alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il désamorce l’escalade, l’entraîneur des Flyers de Philadelphie en a remis le jour suivant en arguant que Gallagher avait peut-être lui-même nui à sa santé.

« Après le contact, Gallagher ne faisait que parler à tout le monde. Il a parlé aux arbitres et à tous mes joueurs. Il n’avait pas l’air blessé du tout. Peut-être, après tout, qu’il a aggravé sa blessure en nous parlant », avait lancé Vigneault.

Appelé à commenter les paroles du Québécois, l’attaquant du Canadien n’en a pas trop fait de cas, trouvant même la situation plutôt comique. Il est persuadé que Vigneault a profité de l’occasion pour lui renvoyer l’ascenseur.

« À ma deuxième saison dans la Ligue, j’avais dit la même chose à propos de Derek Stepan [des Rangers de New York], a rappelé le numéro 11 du Tricolore. Alain m’a fait rire avec ses commentaires. Je sais quel type d’entraîneur il est. Je ne lui en veux pas. »

Goût amélioré

Gallagher n’en tient pas rigueur à Vigneault, pas plus qu’à Niskanen, que la LNH a suspendu pour un match en raison de son geste.

« Je sais que ce n’était rien de personnel. C’est simplement un jeu qui a mal tourné », a-t-il soutenu.

Malgré tout, il se serait bien passé de se nourrir au Boost, au Ensure et « avec une paille » (comme l’avait lancé Marc Bergevin au moment de commenter la première remarque de Vigneault). Une étape qui se trouve maintenant derrière lui.

« Disons que quand tu manges un repas solide pour la première fois, tu as l’impression que les aliments goûtent meilleur qu’avant, a lancé Gallagher dans un éclat de rire. Ce n’était pas une question de douleur. C’était surtout de l’inconfort. »

Avec toutes les blessures qu’il a subies depuis son arrivée chez le Canadien, Gallagher a maintenant la couenne dure.