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C’est ça, votre liberté?

manifestation anti-masque
Photo Agence QMI, Roxane Trudel

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Je dénonce souvent, dans cette chronique, les dérapages d’une certaine gauche.

La théorie du genre, l’idée que les individus ne sont plus soumis aux lois de la biologie, le communautarisme...

Les antiracistes qui sont tellement obsédés par l’identité raciale qu’ils en deviennent racistes, la censure, la rectitude politique, le culte de la victime...

La haine de l’Occident et de l’homme blanc hétérosexuel, la déification de la figure du migrant, et cette volonté de toujours juger le passé à la lumière du présent.

MON NOMBRIL SURDIMENSIONNÉ

Mais il n’y a pas que la gauche qui dérape solide. 

La droite aussi compte sa part de coucous. 

Pour la gauche radicale, seule compte la communauté : les Noirs, les trans, les gais, les femmes... 

Alors que pour la droite radicale, seul compte l’individu.

Me, myself and I. 

La collectivité peut courir à sa perte. 

Regardez la manifestation qui s’est déroulée à Montréal samedi.

Ses organisateurs disent qu’ils marchaient pour « la libération du peuple » !

Libaaaaaaaarté !!!!

En fait, le peuple, ils s’en foutent éperdument.

Ce qui est important, c’est leur liberté à eux. 

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Pouvoir agir à leur guise, comme si la pandémie n’existait pas. 

Faire le party, embrasser qui ils veulent quand ils veulent, et, surtout, ne pas porter de masque, qu’ils perçoivent comme un symbole d’oppression. 

Comme s’ils vivaient en Iran sous les mollahs !

Les tenants de la gauche radicale utilisent les mots « racisme » et « sexisme » tellement souvent qu’ils les ont vidés de leur sens. Les crinqués des droits individuels font la même chose avec les mots « dictature » et « tyrannie ». 

Ils les brandissent tellement à tous vents que ces mots pourtant lourds de sens ne veulent plus rien dire. 

Si ces pseudo rebelles vivaient sous une dictature, ça ferait longtemps qu’ils croupiraient en prison.

Or, ils ne reçoivent même pas d’amendes, alors qu’ils bafouent au nez et à la barbe des policiers toutes les règles sanitaires. 

« Tyrannie » ? « Dictature » ?

Quelle bande d’enfants gâtés...

  • Écoutez le commentaire de Mathieu Bock-Côté, chroniqueur blogueur au Journal de Montréal et au Journal de Québec, sur QUB Radio:

PROTÉGÉS GRÂCE À NOUS

« La pandémie est finie, peut-on lire dans leur communiqué. Entre le 2 et le 8 septembre, il n’y a eu que six décès liés à la COVID au Québec. Il y a actuellement 119 hospitalisations et 12 personnes aux soins intensifs sur 8,5 millions d’habitants. »

Euh...

Ça ne vous est jamais passé par la tête que si ces chiffres sont effectivement bas, c’est parce que LA GRANDE MAJORITÉ DES GENS RESPECTENT LES CONSIGNES, CONTRAIREMENT À VOUS ?

Duh !

Vous êtes protégés de la COVID CAR NOUS VOUS PROTÉGEONS ! 

Car nous prenons nos RESPONSABILITÉS !

Car nous pensons AUX AUTRES et pas seulement à notre nombril !

Ces zozos détournent le sens des mots « droits » et « liberté ».

La liberté, ce n’est pas la liberté de se foutre de tout le monde. 

Les droits de l’individu, ce n’est pas le droit d’agir à sa guise, quel que soit le contexte. 

Vous voulez savoir ce que les mots « liberté », « tyrannie » et « dictature » veulent vraiment dire ?

Louez Saving Private Ryan

C’est ça, se battre pour la liberté.

Risquer sa vie pour protéger celle des autres. 

Accepter de mettre sa liberté entre parenthèses, respecter les ordres, faire preuve d’une discipline de fer pour que les autres puissent vivre librement. 

Vous faites honte au superbe concept de liberté.