/sports/hockey/canadien
Navigation

«Je veux avoir l’occasion d’être un gagnant»

Brendan Gallagher
Photo d'archives, Martin Chevalier Brendan Gallagher

Coup d'oeil sur cet article

On ignore quand et comment. Mais, un jour, la LNH lancera la saison 2020-2021. À ce moment, Brendan Gallagher amorcera sa neuvième campagne dans l’uniforme tricolore, la dernière prévue à son contrat.

• À lire aussi: Gallagher prévoyait revenir au jeu

Au terme de celui-ci, le choix de cinquième tour du Canadien en 2010 deviendra joueur autonome sans compensation. Seront dans le même bateau, Tomas Tatar, Phillip Danault, Joel Armia, Jordan Weal, Jeff Petry et Jake Allen. 

Assurément, Marc Bergevin devra faire des choix. Toutefois, on voit mal comment le directeur général pourrait tourner le dos à celui qui est le cœur de cette équipe depuis près d’une décennie.

« La décision concernant un prochain contrat n’est pas entièrement la mienne, c’est aussi celle de l’équipe », a déclaré Gallagher.

Au moins, Bergevin et Gerry Johansson, l’agent de l’Albertain, ont déjà amorcé les discussions. Ce qui est une bonne nouvelle.

Cela dit, Gallagher pourrait devoir faire un choix déchirant. Au cours de chacun des six derniers hivers, l’attaquant de 28 ans a touché 3,75 millions $. S’attend-il à une augmentation de salaire ? Si oui, Bergevin sera-t-il prêt à la lui consentir ? Et jusqu’à quel ordre ?

« Oui, l’argent est important. Je ne mentirai pas. Mais l’argent, il y en aura suffisamment. Peu importe le montant, je pourrai vivre aisément après le hockey. Je ne suis pas inquiet, a indiqué Gallagher. Par contre, je veux avoir l’occasion d’être un gagnant. C’est ça qui vous amène de la reconnaissance. »

Signes encourageants

À ce propos, ce qu’il a vu du Canadien pendant le séjour de l’équipe à Toronto l’a grandement encouragé. La victoire surprise contre les Penguins de Pittsburgh et la tenue du club malgré l’élimination aux mains des Flyers de Philadelphie lui donnent bon espoir que des jours meilleurs s’en viennent pour l’organisation.

« Il y a tellement de signes qui pointent dans la bonne direction, en commençant par notre gardien [Carey Price] et l’importante présence de Shea Weber », a soutenu le vétéran.

« Nick Suzuki a pris du galon. Il a démontré que, comme chez les juniors, c’est un joueur qui carbure aux moments intenses. Et KK [Jesperi Kotkaniemi], on oublie qu’il a seulement 20 ans. En séries, il a utilisé les outils qu’on lui a fournis pendant son séjour dans la Ligue américaine », a-t-il ajouté.

Évidemment, Gallagher n’est pas dupe. Il est conscient que les séries dans les bulles de Toronto et d’Edmonton avaient des allures quelque peu artificielles. Et que, sans une restructuration du tournoi rendu nécessaire en raison de la pandémie, ses coéquipiers et lui n’auraient pas joué un match depuis la mi-mars.

« Nos attentes et nos objectifs pour la prochaine saison devront assurément être plus élevés que nos résultats du passé. On doit faire le travail. »

Un auxiliaire de confiance

Il semble que la direction soit également prête à faire des efforts en ce sens. Déjà, Bergevin est à l’œuvre. Au cours des deux dernières semaines, il a fait les acquisitions de Jake Allen et des droits de négociations de Joel Edmundson.

Gallagher s’est dit drôlement enchanté par l’arrivée du gardien néo-brunswickois.

« C’est une grosse acquisition pour notre équipe. On a tous vu ce que Carey peut accomplir quand il est reposé, qu’il se sent bien et qu’il est en santé. Le problème, c’est qu’on s’est beaucoup trop fié à lui au fil des ans, a-t-il d’abord indiqué. Là, on amène un gardien qui peut être un partant dans cette ligue. C’est un gars en qui on peut avoir confiance quand il est dans le filet. Beaucoup plus que ceux qu’on a eus dans le passé. »

Dire qu’il a fallu tous ses gardiens auxiliaires pour le comprendre.