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Plus que po-pire

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Après le week-end du tournoi de golf Carbonneau-Tremblay à Chicoutimi, au milieu des années 1980, il fallait aller décanter ailleurs.

Nous sommes partis à la pêche et c’est au milieu du lac de la pourvoirie Poulin de Courval que la décision a été prise. L’émission qui allait marquer l’arrivée de Ron Fournier à la radio de CJMS après sa carrière d’arbitre allait s’appeler C’est officiel. Dans cette chaloupe, il y avait Ron, Mario Tremblay qui, lui également, venait de passer de la patinoire aux studios de télé et de radio et le troisième pêcheur, c’était moi alors morning man à la même station et animateur au hockey de TVA.  

La direction de la station m’avait consulté avant leur embauche. J’étais fou de joie et, d’ores et déjà, je savais que mes deux compagnons allaient connaître un succès fou, que leur deuxième carrière allait nous mettre du vent dans les voiles.  

Mario est toujours là, mais Ron se retire et je veux le féliciter pour l’ensemble de l’œuvre et aussi saluer le formidable coup de cœur qu’il a démontré en fondant son école d’arbitres permettant ainsi à de nombreux gars d’ici de réaliser leur rêve et d’œuvrer avec un chandail rayé dans la LNH.  

Le cercle des arbitres de la LNH a toujours été un fief ontarien et même torontois. Grâce à sa persévérance et sa compétence, Ron Fournier a forcé la main des autorités du circuit. De nombreux arbitres et juges de lignes québécois doivent leur carrière à Monsieur Ron Fournier. Pas mal plus que po-pire, po-pire.

Maintenant, tout doucement, entre Saint-Sauveur et Saint-Lambert, tu devrais écrire un beau petit livre. Bravo pour tout, Ronald.   

De l’enclave 

  • Barry Trotz est devenu un phénomène. À la barre des Islanders depuis deux ans, il est en train de les conduire vers les plus hauts sommets. En 2018, après 4 ans avec Washington, son équipe a gagné la coupe Stanley. Deux fois depuis 5 ans, on l’a choisi instructeur de l’année. Défenseur dans sa jeunesse, il a porté les couleurs de Regina et il était coéquipier de Doug Wickenheiser.
  • Du jamais-vu. En roulant sur un chemin étroit de la petite municipalité de Rivière-Rouge dans les Laurentides, nous avons dû arrêter pour laisser traverser plus d’une cinquantaine de dindons sauvages.
  • Saviez-vous que Jean Béliveau a annoncé sa retraite après la saison 1970-71 et il avait alors complété cette campagne au premier rang des marqueurs de son équipe. Il avait 40 ans.
  • L’arbitre de boxe Martin Forest attend impatiemment la reprise des activités. Il est bloqué à son 99e combat professionnel. Le 100e est un chiffre magique dans son domaine. Martin a commencé en février 2016 dans un gala du Casino au Lac Leamy à Gatineau.
  • Le temps passe vous dites ? Il y a plus de 20 ans que Wayne Gretzky est retraité.
  • Vous trouvez que les jeunes Islanders font bien ? Le responsable du développement des joueurs de cette équipe s’appelle Vladimir Malakhov. Il a joué pour le Canadien et il a gagné la coupe Stanley avec les Devils. On le disait nonchalant, désintéressé.
  • Le chroniqueur Yann Barrière de Boom FM est un partisan accoté, irrécupérable et invétéré des Red Wings de Detroit. Défenseur incroyablement offensif, Yann souffre en silence au fond du classement.
  • Bonne fête José Théodore, un vieux 44 ans, aujourd’hui.
  • Avec les Remparts en 2006, Alexander Radulov a déjà connu une soirée de 11 points contre Rimouski. Sept buts, quatre aides dans une victoire de 16-3. Le record de 12 points dans un match appartient toutefois à André Savard.
  • Un très grand succès de Ron Fournier que peu de gens connaissent, c’est lorsqu’il chante l’hymne national russe. Après, tu ne veux plus être Russe.
  • Un film que je vous recommande : L’Armée Rouge dans lequel Slava Fetisov raconte merveilleusement et avec une franchise déconcertante le développement de ses compatriotes dans le hockey nord-américain.
  • Marcel Bonin, en pleine forme à Joliette, célébrait hier ses 88 ans. Mon ami Marcel, le seul qui a joué avec Gordie Howe à Detroit et avec Maurice Richard à Montréal.