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Qui pense au personnel soignant?

Qui pense au personnel soignant?
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

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Difficile de comprendre l’entêtement de ces antimasques qui nient la pandémie.

Encore plus étrange de les voir défiler dans les rues de Montréal pour réclamer d’être libres. Libres de contaminer leurs congénères?

Quand pour l’instant, le masque n’est exigé que dans les endroits publics... 

Que dire de ceux qui, sans nier la pandémie, vivent comme si elle n’existait pas?

On le sait, ce sont toujours les autres qui tombent malades. 

Alors on est sur le party, on se fait des soirées karaoké, et vogue la galère!

Et dans les hôpitaux, on se tient au garde-à-vous. La vie continue, des gens ont besoin de soins, de chirurgies et de traitements. Cette maudite pandémie a retardé plusieurs de ces procédures médicales et elle les complique encore énormément.

Il vous suffit de rendre visite à une personne hospitalisée pour observer la réalité des lieux.

À Montréal, au CHUM, un agent de sécurité vous accueille.

Si vous avez un rendez-vous médical, on vous envoie vous inscrire à un poste désigné. Pour une visite à un patient, vous passez à un autre poste de contrôle. Vous déclinez votre identité, on vérifie sur une liste si vous êtes autorisé à entrer. On vous tend un masque propre. On vous attache au poignet un petit bracelet sur lequel on a inscrit le numéro de la chambre. Comme ça, si vous êtes intercepté ailleurs dans l’édifice, vous n’aurez qu’à montrer le bracelet. Les couloirs de cet hôpital, qui d’ordinaire grouillent de gens qui vont dans tous les sens, sont pratiquement déserts. Il s’agit de protéger les malades de cette saloperie de coronavirus, mais aussi le personnel, qu’il faut maintenir en état de travailler.

Il n’est pas rare en ce moment de voir des infirmières se taper des quarts de travail de plus de 12 heures. Et ce, durant plusieurs jours d’affilée.

Or, ce ne sont pas des robots. Le personnel hospitalier ne vit pas sous une cloche de verre. Ce sont des travailleurs qui ont des familles, des enfants d’âge scolaire, et qui doivent jongler avec tous les problèmes que ça implique en temps de pandémie.

Si les gens fanfaronnent et se foutent des dangers de contamination, ils mettent la pression sur le personnel soignant qui se retrouve en première ligne. 

Des gens déjà épuisés par la première vague. Des gens qui doivent fournir davantage pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. Des gens qui sauvent des vies et qui pourraient sauver la vôtre ou celle d’un être cher.