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Adorable grand-maman pas commode

Imelda 2: Le notaire
Photo courtoisie Robert Lepage et Martin Villeneuve lors du tournage du court métrage Imelda 2: Le notaire, présenté au Festival de cinéma de la ville de Québec, le 16 septembre 2020.

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Ce n’est pas un hasard si les frères Martin et Denis Villeneuve font du cinéma. Il suffit de voir le savoureux portrait que dessine Martin Villeneuve de sa grand-maman paternelle dans sa série de courts métrages Imelda pour comprendre que les pommes ne sont pas tombées très loin de l’arbre.

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«Les gens ne peuvent pas s’imaginer à quel point ma grand-mère, mes grands-mères en fait, ont eu un impact sur ma vie et celle de mon frère Denis», confie Martin Villeneuve, qui interprète lui-même son aïeule à l’écran en revêtant robes et perruque.

Dans Imelda, sorti en 2014, et dans les deux suites lancées cet automne (Le notaire, avec Robert Lepage dans le rôle de son fils, est présenté, mercredi soir, au Festival de cinéma de la ville de Québec, et Simone, avec Ginette Reno dans le rôle de l’autre grand-maman, verra le jour dans un mois), le cinéaste-acteur la dépeint comme une vieille pas commode qui n’a pas la langue dans sa poche et plein d’histoires à raconter. Elle est adorable.

Un personnage véridique

«Elle était vraiment comme ça. Mon frère Denis m’a dit que je devrais placer un sous-titre au début pour dire que ce film est tout à fait véridique», s’amuse Martin Villeneuve.

Après l’intérêt suscité par le premier court métrage, la productrice Nicole Robert a proposé de développer Imelda en long métrage. Ce qui fut fait. Sauf que le financement n’a jamais suivi, même si Martin Villeneuve avait convaincu Robert Lepage et Ginette Reno d’embarquer dans l’aventure.

Plutôt que de tout laisser tomber, il a demandé aux acteurs et à son équipe de tourner bénévolement deux courts métrages. Il souhaite maintenant pouvoir créer d’autres histoires autour de sa grand-mère.

«C’est certain qu’on peut creuser longtemps avec ce personnage et les histoires de famille. Ça ouvre des portes narratives. C’est comme des romans-fleuves.»