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Edmundson, un bon compromis

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Photo d’archives Joel Edmundson a porté les couleurs des Blues de St. Louis et des Hurricanes de la Caroline avant d’être échangé à Montréal.

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Jœl Edmundson respecte la nouvelle tendance.

Solide gabarit À 6 pi et 4 po et 215 lb. Âge : 27 ans. Salaire de la dernière saison : 3,1 millions $. Il est aussi un bon patineur.

Quels sont maintenant les plans de Marc Bergevin ?

C’est la période de la saison, je devrais plutôt dire qu’il s’agit de l’occasion pour tous les directeurs généraux de peaufiner leur stratégie, de voir à améliorer les effectifs... Mais surtout, cette année, de s’assurer qu’on va respecter le plafond salarial de 81,5 M$ et ça risque d’être ainsi pour deux ou trois autres campagnes.

Du même coup, le modèle d’affaires présenté aux propriétaires, il y a 12 mois, ne tient plus. Et le modèle d’affaires suggéré par les propriétaires ne tient plus.

Par exemple, à Buffalo, les entraîneurs ont refusé une deuxième diminution de leurs salaires parce que le propriétaire a décidé que le prochain budget d’exploitation sera de 70 M$.

Inévitablement, on tentera de liquider quelques patineurs et Kevyn Adams, le nouveau patron, ne sera pas le seul à gérer la décroissance. 

Plusieurs directeurs généraux devront également respecter des budgets limités. Marc Bergevin, aux dernières nouvelles, n’a aucune contrainte sur ce plan. Par conséquent, il maintient cette réputation d’être un directeur général qui multiplie les appels dans l’espoir de dénicher des aubaines. 

Un choix de cinquième tour pour Joel Edmundson est une bonne affaire. 

Pour l’instant, il n’a pas eu à modifier sa masse salariale. Edmundson, après tout, pourra se prévaloir de son statut de joueur autonome sans compensation dans quatre semaines. 

Néanmoins, Bergevin se donne des options pour les prochains jours.

Des décisions importantes

Il a plusieurs dossiers sur son bureau. Il doit aussi préparer des négociations qui s’annoncent difficiles dans le dossier de Max Domi et, à cet égard, dans le cas de Phillip Danault qui, selon certains informateurs, n’est sûrement pas à l’abri d’une transaction.

Le DG du Canadien doit également garder à l’œil la nouvelle tendance qu’on découvre de plus en plus dans la cadre des séries éliminatoires. 

Les équipes qui misent sur des défenseurs rapides, imposants, et sur des ailiers qui dérangent grâce à leur gabarit composent avec l’adversité et surmontent les obstacles.

Par ailleurs, au sujet d’Edmundson, où se situe-t-il dans l’organigramme du Canadien, si jamais il accepte l’offre de contrat de Bergevin ? 

Pour l’instant, en raison de son expérience, il occupe une place dans le top 4 de la brigade défensive. Disons qu’il est quatrième. Par contre, éventuellement ce poste appartiendra à Alexander Romanov, si les évaluations du jeune homme se confirment. 

Bergevin a fait l’acquisition d’Edmundson parce qu’il n’avait pas à faire un investissement majeur. Il peut faire du shopping sans se soucier de sa brigade défensive. 

Ce qui lui fournit plus de latitude pour engager de sérieuses négociations avec certains de ses homologues prêts à laisser partir un ou des patineurs en raison des contraintes qu’impose le plafond salarial.

Son compte de banque lui permet de réaliser un coup fumant...

Un autre discours

Jarmo Kekäläinen, le grand patron des Blue Jackets de Columbus, a la réputation d’être un féroce négociateur et, tout récemment, il lançait un message clair.

« On vit maintenant dans un monde bien différent. » 

En d’autres mots, les joueurs qui pensaient faire sauter la banque devront réviser leur position. 

Marc Bergevin devra lui aussi appliquer une politique très stricte au sujet de la masse salariale même si son propriétaire, Geoff Molson, ne lui impose pas un plafond salarial « interne ». Mais on lui a sans doute recommandé d’être très vigilant dans les négociations et aussi de s’assurer qu’il dépensera adéquatement l’argent mis à sa disposition.

Pierre-Luc Dubois

Kekäläinen et Bergevin auront à récompenser quelques joueurs qui, au cours des dernières années, ont eu un impact important au sein de leur organisation. Je pense entre autres à Phillip Danault et à Pierre-Luc Dubois. 

Danault pourra se prévaloir de son statut de joueur autonome sans compensation à la fin de la prochaine saison. 

Dubois est présentement joueur autonome avec restriction, dont la perspective de recevoir une offre hostile est à considérer. 

Avant la pandémie et avec un plafond salarial pouvant atteindre 88 M$ d’ici trois ans, les directeurs généraux avaient plusieurs scénarios à regarder. Aujourd’hui, il y a un élément qui s’applique : les équipes ne peuvent plus garder la porte du coffre-fort ouverte en tout temps.