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Feu vert pour le projet d’agrandissement du site d’enfouissement de Mascouche

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Le projet d’augmentation de la capacité du lieu de dépôt définitif de sols contaminés à Mascouche satisfait les exigences réglementaires. 

C’est ce qu’a indiqué le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à l’issue de son analyse portant sur ce projet de l’entreprise Signaterre évalué à 48 millions $.

Cette dernière souhaite augmenter la capacité du lieu d'enfouissement qu’elle exploite sur sa propriété de 46 ha à Mascouche, dans Lanaudière.

Essentiellement, l’idée est d’aménager deux nouvelles cellules d'enfouissement d’une capacité supplémentaire de 2 millions de mètres cubes, représentant environ 4 millions de tonnes métriques, pour y disposer des sols contaminés à même la superficie résiduelle exploitable de 15,25 ha.

«Le projet d’augmentation de la capacité [...] répondrait à un besoin lié à la hausse des inscriptions au Répertoire des terrains contaminés du MELCC, notamment dans la région métropolitaine, territoire desservi par Signaterre», peut-on lire dans le rapport du BAPE.

Avec ces aménagements, Signaterre estime que l’exploitation du site pourrait se poursuivre pour une période de 27 ans, en y disposant en moyenne 150 000 tonnes métriques de sols contaminés par année.

Plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes proposées par la compagnie tout comme sur les ressources financières nécessaires pour la fermeture du site et la période postfermeture. Ils estiment aussi que le traitement des sols contaminés et leur valorisation doivent avoir préséance sur leur enfouissement.

«L’analyse de la commission démontre que l’objectif de traitement de 80 % de la Politique québécoise de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés serait presque atteint pour les sols fortement contaminés, note le BAPE. Dans l’ensemble, la quantité de sols traités serait largement supérieure à la quantité de sols enfouis et le traitement des sols contaminés augmenterait plus rapidement que l’enfouissement.»

Le BAPE estime que Québec devrait réfléchir à la possibilité d’exiger une assurance pour couvrir tous les risques environnementaux. Une réflexion sur l’avenir du lieu d’enfouissement et sur ce qui adviendra des sols est aussi recommandée.